ARTISTES ET INSTRUCTION
de pouvoir admirer aussi tranquillement 1 Moi, je n'y^suis pas habitué... et vous savez ! »
Fig. 125. — Les emmurés de Carcassonne, par Jean-Paul Laurf.ns.
A propos de littérature. « Meissonier était un lecteur infatigable. Il aimait à lire pendant son déjeuner solitaire; quand il ne travaillait pas à un tableau trop absorbant, il se faisait lire par sa femme quelque bon ouvrage : c'est ce qu'il appelait : « Ses lectures de chevalet ». [Pour devenir un artiste. M. Vachon.)
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Très littéraire et très classique dans ses goûts, Bida fut toujours particulièrement attiré vers les grands auteurs du xviie siècle. Son admiration immuable allait en première ligne à Bossuet, à Chateaubriand, et il aimait à rappeler l'occasion dans laquelle il avait vu ce dernier et son regard inoubliable. C'était à l'enterrement du peintre Gros, où Bida assistait avec Raffet. Au défilé, au moment du passage du grand homme, Raffet lança un coup de coude à l'artiste dont nous nous occupons, en murmurant son nom. Chateaubriand fit un mouvement et fixa sur ses deux jeunes admirateurs un regard fier... et satisfait... [U Illustration et les Illustrateurs).
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Pierre Véron nous conta un jour que c'est lui qui soufflait la plupart du temps à Daumier les légendes de ses beaux dessins ! Daumier acceptait sans mot dire que son propre esprit fût ainsi annihilé, et souvent il remontait les escaliers pour demander au directeur du Charivari ce que la légende qu'il venait de lui souffler, signifiait... Il ne l'avait pas comprise !
Un artiste connu, plaça un jour dans un de ses dessins une guillotine au xvne siècle et un autre confondit les Indiens du Far-West ou Peaux- Rouges de l'Amérique avec les Indiens des possessions anglaises de l'Asie ! Ces fautes sont inexcusables, car rien ne séduit et ne flatte l'œuvre comme la vérité. Exemple : Meissonier, rencontrant en voyage un ancien de