‹ L'art en FranceChapitre 30 sur 92 · LA SEVRE NANTAISE (CLISSON · texte numérisé non relu

LA SEVRE NANTAISE (CLISSON

H.-J. HARPIGNIES (Exposition des Champs-Elysées)

Ce qui distingue M. Harpignies, un de nos plus grands paysagistes, d’entre mmm tous ses confrères, c’est la façon dont il établit ses compositions. La silhouette seule de scs tableaux est déjà un tableau; et, fut-elle traduite par la peinture, par l’aquarelle, par le simple dessin et quelques touches de sépia ; sa toile serait déjà une œuvre au sens du mot. Ici la majesté de l’arbre, le vieux chêne rongé par le temps mais encore robuste, est intéressant comme un personnage qui fut témoin de bien des choses. Mais quand on reporte les yeux sur les fonds du paysage où se profile la silhouette du vieux château de Clisson, témoin de tant de luttes épiques au temps du moyen âge, et toujours pris et repris : au charme de la nature vient s’ajouter la poésie des souvenirs.

Henri-Joseph Harpignies atteint aujourd’hui sa soixante-seizième année.

Robuste comme un vieux chêne, nature heureuse, simple, droite et loyale; il a eu ses temps d’épreuve; c’était l’ami de Corot, de Troyen, de Daubigny, de Rousseau, de Millet, des grands etdes forts ; aujourd hui à côté de François-Louis Français, robuste comme lui, mais qui est son aîné : il est un des artistes dont s’honore le plus l’Ecole du Paysage.

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