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pour:procurer: la proie, ou: pour. exprimer: la vénération, l'admiration; la crainte, a pris, en tant qu'image, une-valeur debeauté. Pour l’art littéraire, il n’en va pas autrement: tl se- rattacher aux mythes et aux légendes, c’est-à-dire aux croyances, auxuintéréts, aux amours ei aux haines du groupe. «La conquéte importante de l’ethnographie et du folk-lore dans le domaine littéraire, ces dernières années, a consisté à mettreen lumière ce fait : que:la ‘production littéraire dite populaireest une activité utile... Surtout à ses débuts, elleest un élément organique.et non; comme on le croyait, une acttvité esthétiquesuperflue; un luxe: (1) » : mais elle l’est devenue.de-plus:en plus: — Ainsi sont nés les arts supérieurs, — c’est-à-dire des techniques dans lesquelles certains individus exercent des facultés exceptionnelles, pour te seul plaisir de les exercer, et en ménageant: aux autres le même: plaisir exclusif (2).
Ce-qui nous intéresse ici, c'es! la nature et le rôle de l’art : tl n'importe donc pas d’insister sur les différences spécifiques des arts; et xl serait assez vain de vouloir préciser leurs rapporis de-succession. Tous les arts, puisqu'ils expriment les diverses faculiés dela nature humaine; les puissances de la vie, ont même-source, mêmes origines lointaines. Complexes, synthétiques au début (danse, architecture, épopée), s'ils: se- sont nettement différenciés, tls ont agi les uns sur-les: autres, et'ils sont entrés dans des combinaisons
(1) Voir A. VAN GENNEP, La formation des Légendes, pp. 14, 16.
(2) « Aux demps primitifs, l’art n'était pas ‘une profession ; le créateur, tout en faisant autre chose, produisait naturellement, spontanément comme un rosier donne des roses; c'était une surabondance,; un trop-plein qui s’écoulait. Peu à pex il est eniré dans la voie de la profession et, victime de sa propre gloire, il faut qu’il produise bon gré mal gré, fabriquant des objeis d'art comme d'autres des articles de commerce » : il y a retour à l’inlérêt pratique. Voir R1BOT, ouvr. cilé, p. 364.