‹ L'art en Grèce, avec 67 figures dans le texte et 20 planches hors texteChapitre 18 sur 124 · XXVI : AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XXVI : AVANT-PROPOS

d’art comprend et goûte des aspects toujours plus divers de la beauté; le jeu de l’art prend une intensilé extraordinaire. Goûter l’art grec idéaliste et Part grec réaliste ; goûter lari de la Grèçe et aussi tout ce que la Grèce a ignoré et qui se trouve dans le gothique, dans le romantique, par exemple le sentiment de l’infini : c’est une supériorité incontestable. Le progrès, en art, ne doit pas étre considéré seulement du point de vue du génie, dans la créalion artistique; mas it doit l’être ausst du point de vue du public, dans la compréhension esthétique (1).

Dans nos réflexions sur l’art en général, sur l’art en Grèce, l’art liltéraire est naturellement impliqué. On pourra s’étonner, en conséquence, que ce volume soit consacré, de façon presque exclusive, aux arts plastiques. Dans l’art litiéraire la Grèce a brillé, a innové au moins autant que dans les autres; dans l’art tittéraire elle a manifesté les mêmes qualités, réalisé le même idéal, créé la beauté simple et noble, enseigné l’ordre et la mesure; et elle a iémoigné dans l’art littéraire une fécondilé d'invention, elle y a entassé un trésor d’observations et d’idées — dont les arts plastiques ont bénéficié. |

Au cours d’une étude où tl montre que ces arts, précisément, répondent à des besoins, donnent des jouissances d’un autre ordre que l’art littéraire et ne suivent pas une marche rigoureusement parallèle, Louis Hourticq a émis l’opinion que leurs progrès sont même généralement plus précoces : « Loin d’étre dérivée du livre, l’œuvre du sculpteur et du peintre a, le plus souveni, précédé la littérature de laquelle

(1) Sur la question du progrès, voir, P. LACOMBE, Introduction à l’Histoire littéraire, /ivre III. — Toutes ces questions seront éclairées de plus en plus dans la suite des volumes relatifs à l’art.

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