‹ L'art en Grèce, avec 67 figures dans le texte et 20 planches hors texteChapitre 62 sur 124 · LES ÉCOLES LOCALES · texte numérisé non relu

LES ÉCOLES LOCALES

plus guère que l’école attique illustrée par Phidias et ses disciples et Pécole argivo-sicyonienne représentée par Polyclète et ses successeurs. Elles se pénètrent même l’une lautre, car, s’il y a du dorien chez Phidias, il y a aussi de Pattique chez Polyclète, et surtout chez ceux qui continuent au 1v® siècle sa tradition. Avec le 1v® siècle et avec les temps hellénistiques, les différences régionales s’effacent de plus en plus, et l’art prend un caractère international. Cependant on perçoit encore des nuances de style dans les écoles de Pergame, de Rhodes, d’Antioche, d'Alexandrie, et un idéal tout autre que dans l’école attique.

Ce qui se substitue aux écoles régionales, ce sont les ee individuelles, c’est-à-dire l'idéal esthétique, les procédés de style qu’un artiste original impose et qui sont docilement suivis par ses disciples. Phidias et Polyclète sont sans doute traditionnalistes; ils sont aussi de puissants génies, dont le style personnel s’impose d’une part à l’art attique, de l’autre à Part argien de la seconde moitié du v® siècle et même des siècles ultérieurs. Au 1v® siècle, Praxitèle, Scopas, Lysippe, sont aussi des chefs d’école, dont on peut suivre l'influence jusqu’à la fin de l’art grec, concurremment à celle de leurs rivaux antérieurs.

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