‹ L'art en Grèce, avec 67 figures dans le texte et 20 planches hors texteChapitre 88 sur 124 · CE ER OR OL EN NT LP IT AVS DR EE È · texte numérisé non relu

CE ER OR OL EN NT LP IT AVS DR EE È

dd. 1 LD. |

ils ne se préoccupent guère

Athéna et à Athènes, à la déesse et à la villeP L’homme est dans la main divine: c’est ce qui lui donne sa force d’âme, son

calme; il est membre de la communauté à laquelle il doit tout :

c’est ce qui fait son impersonnalité.

Les indications d’expression sont très discrètes dans la pla:tique, plus précises dans la peinture de vases (1) (/ig. 66). Et d’un artiste à l’autre, ce sont quelques nuances légères. Myron, Polyclète donnent à leurs éphèbes des visages d’une parfaite tranquillité, qu'aucune pensée ne semble avoir troublée ; artistes épris de la forme corporelle, qu’ils veulent avant tout aussi belle que possible,

de la vie spirituelle. Mais au Parthénon, les traits sont plus expressifs. Les éphèbes et les jeunes filles des Panathénées, têtes modestement baissées,

semblent un peu songeurs.

Les autres semblent raidis par une impassibilité toute physique, ou tendus par quelque effort (Olympie, Polyclète) ; eux ont vraiment une sérénité paisible qui accepte la vie telle qu’elle est, sans chercher à lutter contre elle. Par cette atténuation, cet adoucissement, Phidias semble déjà annoncer la rêverie mélancolique et voluptueuse de Praxitèle. L'expression, au vesiècle, ne consiste qu’en de légères nuances. Le sourire discret que les anciens vantaient dans la mystérieuse Sosandra de Calamis, celui quiéclaire un peu les visages de la Caryatide de Tralles, de l'Aphrodite dite de Fréjus, semble le souvenir du vieux sourire archaïque. Le v° siècle trouve dans l’atticisme sa plus belle traduction

Fig. 66. — Guerrier, sur un vase du ve siècle,

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