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terrains, nous cernerons les contours du motif, au dos du phototype, avec un pinceau trempé dans du vernis coloré en jaune ou en rouge, et avec un vernis noir, nous couvrirons toute la partie réservée au ciel. Sur la première épreuve, ainsi tirée, nous procéderons à une seconde insolation en nous servant du phototype du ciel dont les terrains auront été couverts de vernis noir.
Il ne faut pas se dissimuler que ce procédé, sans égard au temps qu'il exige, demande un soin minutieux pour qu'il n'y ait point trace de raccords et de solutions de continuité entre les lointains, le ciel et les parties du motif qui se détachent sur lui. Mieux vaudrait donc, mieux vaut donc, par un développement habile, essayer d'obtenir, de prime coup, un seul et même phototype qui ne nous oblige pas d'avoir recours à l'emploi des deux épreuves négatives alternativement superposées.
Mon expérience personnelle m'a prouvé qu'en somme le ciel se montre toujours sur le phototype. Si, avant le parfait achèvement du développement, il s'empâte de telle sorte qu'au tirage de la photocopie il devienne impossible de le faire venir sans brûler les terrains, c'est que l'on aura agi avec un développement trop brutal, un révélateur conservant mal les relations des intensités des différentes teintes.
Je le répète donc, le ciel peut s'obtenir avec les plaques au gélatino-bromure d'argent, même en posant. C'est un fait absolument certain. Il nous reste, en conséquence, à agir au développement, de façon à garder au ciel l'intensité qui lui est nécessaire pour s'imprimer sur la photocopie positive en même temps, ou presque en même temps, que le motif.
Ah! si nous pouvions, comme le fait le graveur à l'eauforte, cacher à un moment donné certaines parties de notre plaque avec un vernis quelconque permettant à ces parties de repousser le révélateur, la difficulté se trouverait tournée du coup et la photographie ferait, du côté de l'art, un pas de géant. Avis aux infatigables chercheurs.
Pour l'instant nous n'en sommes point là, malheureusement. Cependant nous devons, nous aussi, essayer de faire mordre telle ou telle partie de notre plaque suivant l'intensité que nous voulons donner à la partie visée. Nous
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