Voir : La Pratique en photographie
wm
WÈKËÈMËBÊËËËÉËËB&ÊB I I iv,™ I H
mu
LES EFFETS
parce que, photographiquement, il demande beaucoup de soin dans le développement, et qu'ensuite il n'est pas nécessaire que le soleil se montre dans le champ du tableau pour donner à celui-ci l'illusion du plein soleil.
Ce n'est pas en effet le soleil, au sens propre du mot, qui fait la photographie, mais la lumière émanée du soleil. La vision du soleil sans le soleil apparent dans une photocopie positive provient d'une pondération absolue de l'ombre et de la lumière, d'un groupement parfait de ces deux principes maîtres. En opposant, comme nous venons de le faire dans l'exemple précédent, une masse d'ombre à une masse de lumière, tout en tenant ces masses inégales pour que l'effet de l'une ne balance pas exactement l'effet de l'autre, et en nous servant des ombres portées comme repoussoir, nous obtiendrons un tableau visiblement ensoleillé.
Mais ce n'est pas le soleil lui-même et c'est lui que nous cherchons. Revenons-y.
Afin que mon dire reste aussi probant qu'il puisse l'être en écrit, alors que l'auteur ne peut s'adresser directement à la personne qui veut bien l'écouter, et lui mettre sous les yeux et dans les mains le résultat même de ses expériences pour appuyer ce dire par des preuves visibles et tangibles, je vais quitter les généralités et vous raconter mes débuts dans ce genre.
Deux cas se présentent lorsqu'on désire comprendre le soleil dans le champ du tableau : ou bien il se trouve légèrement sous les nuages ou émergeant des nuages, ou bien il montre nettement son disque dans un ciel pur.
Ces deux cas se rapportent au lever ou au coucher de l'astre.
Étant donné la fixité de l'objectif et le déplacement resreint de la planchette de ce même objectif, il devient comréhensible que cet effet soit plus facile à obtenir au bord e la mer que partout ailleurs. Aussi avais-je choisi l'horion marin pour ma première expérience. Les coups d'audace Comme les coups d'Etat constituent des dates mémorables. !On s'en souvient la vie durant. Or, ma première tentative b été faite au mois de septembre sur la plage de Villers, vers pix heures du soir. Une légère brume commençait à monter, pn mettant au point, l'image du soleil vint nettement pein-
- HH HHj| 1 1 m^Pj s^l^mj
dre son disque à 0m,025 environ du bord inférieur de la glace dépolie. Mais les rayons réfléchis et réfractés produisirent sur cette même glace dépolie des stries lumineuses du plus fâcheux effet. Je diaphragmai en commençant par le plus grand diaphragme, résignéà aller jusqu'à l'infiniment petit si la nécessité m'y obligeait.
Elle ne m'y obligea point.
Avec la grandeur F/24 que j'employais alors couramment pour le paysage avecunrectilinéaire ordinaire du commerce, les stries lumineuses disparurent et je me mis en devoir d'opérer. J'armai l'obturateur : une simple guillotine de bois, à chute libre, à ouverture rectangulaire, ayant pour grand côté la longueur du diamètre de l'objectif. Je m'empressai ensuite de substituer le châssis à la glace dépolie.
Bien que je misse à ces diverses opérations toute la diligence possible, la légère brume, aperçue au début, s'était condensée. Le ciel, de limpide qu'il était, se trouvait maintenant couvert de petits nuages pommelés qui me cachaient la netteté du disque solaire.
J'attendis quelques secondes et, au moment où le soleil apparut entre deux nuages, plaquant une bande lumineuse sur l'horizon de la mer retirée, je déclenchai l'obturateur...
L'épreuve négative fut satisfaisante. J'avais obtenu un joli effet de crépuscule avec le soleil dans le champ du tableau. C'était fort joli, beaucoup plus joli, sans doute, que ce que je rêvais. Mais enfin, ce que je voulais, c'était le soleil nettement défini.
Le lendemain, je récommençai l'expérience à six heures du soir, avec le même diaphragme, le même obturateur. Gomme le ciel resta pur, j'obtins sur l'épreuve négative le disque bien défini du soleil ; seulement, à un demicentimètre de ses bords, se voyait un halo parfaitement marqué.
Donc le soleil, dans un ciel sans nuages, pouvait être pris dans une photographie.
C'était ce qu'il me fallait démontrer à moi-même.
Cette expérience, à l'extrême, prouve donc que le photographe n'a pas à tenir compte do la place du soleil par rapport à son appareil. Point important pour notre liberté
■ni E9H BBi HhHBNHMHHMHH
■h HHHHH| -:••.'■ j HB ■ • Un