‹ L'art en photographieChapitre 29 sur 55 · HM · texte numérisé non relu

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pour dominante, doit-on contre-balancer cet effet de chute et d'affaissement par l'emploi d'une opposante. Si donc, au point de vue du costume, nous employons la diagonale sans opposante, nous obtiendrons infailliblement l'effet d'affaissement. Vous vous trouvez, par conséquent, en possession d'un moyen pour rectifier, dans votre modèle, certaines déviations provenant d'une mauvaise tenue habituelle ou d'une désagréable plaisanterie de la nature.

Prenons, par exemple, un cas assez commun : la déviation des épaules produite, à l'école, par l'accoutumance d'écrire dans une position anormale. Je dis l'exemple commun. Il l'est, en effet, au premier chef. Examinez attentivement les jeunes filles les plus charmantes, les hommes les plus séduisants, susceptibles de passer sous votre regard. Vous demeurerez étonnés en constatant combien rarement leurs épaules demeurent dans la stricte horizontalité. Peu ou prou, il y a déviation, et déviation acquise par une tenue défectueuse durant la période scolaire. Si vous avez à faire le portrait de l'une de ces jeunes filles, il vous sera facile, par l'optique du costume, de remédier à cet inconvénient et d'obtenir une photocopie dans laquelle l'œil le mieux exercé ne parviendra pas à le discerner. Pour cela, garnissez diagonalement son corsage d'une bande plus claire ou plus sombre que la robe, en partant de l'épaule surélevée pour aller à la hanche opposée. 11 y aura sensation d'affaissement. Notre vue-sentiment ne verra pas la déviation reconnue par notre vue-sensation. Si môme la ligne déviation, au lieu de se trouver dans l'épaule, se trouve dans la colonne vertébrale, vous corrigerez ainsi l'erreur de la nature. (Voir page 228.)

En outre des lignes pures et simples, nous avons aussi à considérer dans le costume l'intéressante question de l'indivision.

« Nous sommes ainsi faits, écrit un auteur contemporain 5, que l'idée de grandeur est pour nous inséparable de l'idée de mesure ; ce qui est indivis nous semble toujours trop petit. C'est là une deuxième loi psychologique de la sensation aussi importante que la loi de Fechner. On peut la démontrer par une foule d'exemples. Deux lignes de même lon-

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