CAR R EN O DE MIRANDA. - CARLOS II
(Musée du Prado, à Madrid.)
espagnol. Au théâtre même, elle trouvait matière à développements scéniques éloquents; le grand Calderon lui consacrait un drame tout entier : La Vie est un songe. — « Qui voudrait régner, songeant qu’il se réveillera dans la mort?... Mirage trompeur! On croit commander,
L’ART ESPAGNOL
gouverner, disposer de tout à sa guise, et ces ordres que l’on distribue, ces hommages qu’on reçoit, la mort les écrit sur le vent ou sur la cendre... » Ainsi parle le héros de la pièce, en un admirable langage qui ne serait pas déplacé dans la bouche d'un Père de l’Église ou d’un orateur chrétien. Sous le pinceau de Pereda, c'est la même idée prenant corps, revêtant une forme plus parlante, plus matérielle, où reparaît quelque chose de l’ancien caractère terrifiant de l'école de Moralès.