ÉCOLE FRANÇAISE D’ARCHÉÛLOGIB, A ROME. U
reicellent esprit qui l’animera, par d’heureuses ou opportunes modifications. Quant à présent, elle nous représente un cours d’archéologie au profit des exélèves de l’École normale qui se rendent en Grèce. C’est une section de l’École d’Athènes, ou plutôt une
succursale Yraiment, on ne peut pas commencer
d’une manière plus modeste.
En pareille matière, le ministre consulte toujours l’Académie des Inscriptions ; aussi, répondant à cet appel, la docte assemblée s’est-elle empressée de donner un programme dont l’extrait a été publié ici même. On s’en souvient, il porte sur quatre points principaux : étude sur place des ruines, — étude des musées pour apprendre à discerner les caractères de chaque genre d’antiquité, — étude des antiquités chrétiennes, — études des inscriptions grecques et latines. La commission n’a pas été plus loin. Elle a senti qu’elle ne pouvait réglementer l’initiative du directeur sans le faire rentrer dans la routine, et que c’était dans son caractère et son expérience que résidaient les meilleures garanties. Arrivant après un corps illustre, je n’oserai point tracer ici un programme, celui qu’il est permis de concevoir. Je veux simplement indiquer les avantages qui doivent résulter de la nouvelle mesure, si, comme on est autorisé à le penser, elle est exécutée en toute liberté et avec sagesse.
Parmi ces avantages, un des premiers sera d’accoutumer une jeunesse d’élite à se plonger vaillamment dans cette antiquité vivante qui bouillonne dans tous les coins de Rome. L’obligation pour cette jeun’esse de
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loger à l’Académie de France et d’en observer les règlements me paraît un autre avantage. Ce rapprochement, commandé par les circonstances, entre de jeunes universitaires et les .jeunes lauréats de l’Kcole des Beaux-Arts, me paraît concilier les intérêts de l’érudition comme ceux de l’art, et devoir profiter à tous. Au contact de l’érudit, l’esprit vif et naturel de l’artiste s’éclairera d'une lumière nouvelle, et l’érudit, de son côté, apprendra de l’artiste à aimer l’art et à sentir tout le charme et la puissance des chefs-d’œuvre dont Rome est remplie.
.le ne sais quelles sont les intentions de M. Albert Dumont, mais j’imagine que chaque année, après les longues promenades au Forum, au Palatin, dans les galeries et surtout au musée Gréfjorien, cet écrin splendide, les membres de l’École française feront, sous sa conduite, un voyage scientifique, une exploration d’art. Tl ne leur faudra pas aller bien loin. Rome, si merveilleuse elle-même, est entourée de merveilles. L’Étrurie, où l’archéologie a tant puisé et où elle puisera toujours, est aux portes de Rome. Comment faire comprendre à ceux qui ne l’ont pas goûté le charme de ces études si pittoresques et si parlantes sous un ciel lumineux ? Quelle admirable préparation pour une autre antiquité plus fine, plus idéale et qui semble s’être réservé le privilège d’être parfaite !
Arrivé à ce point, une considération me frappe : l’Académie des Inscriptions demande au professeurdirecteur de l’École française de Rome (les deux titres n’en font qu’un) de la tenir au courant des découvertes,'de lui en communiquer les résultats. Meserait-
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