‹ L'Art et l'archéologieChapitre 42 sur 102 · Voy. Cliarlea Fellow.s, Lijcia, Appendice B, p · texte numérisé non relu

Voy. Cliarlea Fellow.s, Lijcia, Appendice B, p

2. Franz, Oie Frieden Saille zu Xanlhos; Archüolnÿ . Keitmiij, I8U. a. Leiler from M. Cockerell, relating to the Lijcian inscripliom. Voy.

H,\\a\pol,Travels in carions countriesof East, etc. London, 1820, in-i.

comme le veut M. Lasseu* ? Le plus sage en 'pareille matière pour ceux qui ne sont pas spéciaux, c’est de dire, comme M. Franz: attendons.

Nous voici descendus de l’acropole. Un rocher qui s’élève à un mille de distance, au milieu des halliers, attire notre attention. Un monument renversé par un tremblement de terre le couronnait. Fellows a exhumé ces débris, les a restaurés, et nous allons en retrouver le modèle* au Lycian Saloon du Britisch Muséum, où nous conduirons le lecteur. Voyez-vous cette jolie cella fièrement assise sur un haut soubassement? voyez-vous ce déhcieux portique ionien qui l’enserre, et ces entrecolonnements animés par des statues? ces frontons sculptés, et surtout ces deux frises qui entourent le soubassement comme deux bandelettes de largeur inégale?

C’est la guerre que nous offrent ces bas-reliefs, la vraie guerre, comme on la voit sur la colonne trajane, et non point ces combats mythologiques dont tout l’intérêt réside dans l’exécution. Mouvements stratégiques, ville assiégée, soumission au vainqueur, rien n’y manque, et tout y est exprimé avec feu, mais aussi avec une précision qui forme entre cette sculpture et celle de Phigalie, par exemple, le contraste le plus frappant. Ce qui domine dans cette composition, ce qui en est le nœud et aussi la difficulté, pour ceux qui

1. üeber die Lycisclien Inschriften, dans le recueil inlituM : Zeitschrift der deutschen morgenland. Geseltschafi , t. X, III® livre, 1856, p. 329-368.

2. Ce modèle a été exéciilé sous la direction de Fellows. Une aulre restauration a été proposée par Édouard Falkener dans le Muséum of clussical aiuiiiaiiies.

voudraient l’interpréter, c’est une scène que je ne puis passer sous silence, malgré la nécessité d’abréger.

Un homme dans la maturité de l’âge, dont l’attitude et le geste indiquent le commandement; il est assis, et derrière lui un esclave tient une ombrelle, signe d’autorité ; — devant lui, deux vieillards, qui semblent l’écouter avec crainte ; — plus loin quelques soldats : voilà ce que nous montre ce bas-relief. Que signifie cette scène ? serait-ce une entrevue entre vainqueurs et vaincus?

Le premier nom qui se présente à l’esprit est celui d'IIarpagus. — Verrons-nous ici le dernier épisode de la conquête de la Lycie'. — Nullement. L'histoire d’une part, l’esthétique de l’autre, concourent à faire rejeter cette conjecture. Que dit l’histoire? Après avoir enfermé dans la citadelle femmes, enfants, esclaves, richesses et livré tout aux flammes, les défenseurs de Xaiithe se firent tuer. Que dit l’esthétique? Par son élégance, par sa conformité avec d’autres monuments du même ordre dans la Carie et l’Ionie, celui dont nous parlons est de beaucoup postérieur- à la conquête de la péninsule asiatique. Eh bien ! qui donc a élevé ce monument? Quelle est sa destination?

Uappelous-nous ce descendant d’Harpagus, ce roi de Lycie, vassal du roi de Perse et dont l’obélisque de Xanthe énumère les victoires. Rien ne nous empêche de supposer avec F. Welker ^ que ce charmant édifice n’ait été érigé pour rappeler l’une de ces victoires, et

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