‹ L'Art et l'archéologieChapitre 43 sur 102 · Voy. Émile Brauu, Aichnoloÿ. Heitung, octobre 18i · texte numérisé non relu

Voy. Émile Brauu, Aichnoloÿ. Heitung, octobre 18i

2. Voy. O. Muller, Slaiiuel d' Archéologie , § 28. (En alleinand.l

ARCHÉOLOGIK DE L'ASIE MINBÜRE. 233

le groupe du satrape et des deux Tieillards peut faire allusion à une autre conquête que celle de Xanthe.

Disons un mot maintenant des sculptures, des frontons ennoblis par les images de Junon et de Jupiter, et surtout des huit ou neuf figures' de l’entre-colonnement ramassées parmi les ruines. Je retrouve en écrivant ces lignes l’impression que produisent ces jeunes filles quand on entre dans le salon lycîen. Leur maigreur virginale, que voile à peine une tunique transparente, indique supérieurement cette phase de la vie où la beauté féminine prête à fleurir se confond avec celle de l’éphcbe qui n’est pas encore un homme et cesse d’être un enfant. Cette sculpture a la pureté des sources vives et toute leur fraîcheur.

Ce fut en traversant la Lycie de l’ouest à l’est, que dans un second voyage avril et mai 1840, sir Charles Fellows découvrit les ruines de Cadyanda et deTlos, de Pinara et de Telmessus, de Sydma et de Patara, de Myra et d’Antiphellus, de Limyra et d’Alycanda; c’està-dire de quelques-unes des cités les plus remarquables d’une contrée qui jadis en avait soixante, au. dire des anciens. Dans cette belle exploration, une antiquité riche et originale se fit voir au voyageur anglais. Bien différentes des nécropoles de la Grèce et de l’Italie qui

1. Rien de plus douteux que la eignilicalion de ces ligures, au pied desquelles on voit des emblÈmes marins ; un dauphin, un crabe, un alcyon, etc.

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