‹ L'Art et l'archéologieChapitre 45 sur 102 · Ibid., t. 111, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. 111, p

3. Gerhard, Arch/iotogisch Ameiger, 1849, février, n“ 2, b. 22.

4. Voyage dans la Cilicie et les montagnes du Tanrus ; Paris, 1861. Enlevé h sa famille et à ses amis il y a plusieurs années, Victor

Langlois a laissé le souvenir d’un homme laborieux et dévoué i la science.

la découverte de k nécropole de Tarse dans les flancs du Gueuzluk-Kalah : c’est ainsi qu’on nomme une suite de collines échelonnées du nord au sud-est de Tarse. Le Louvre a profité des fouilles de Victor Langlois dans cette nécropole. Les vitrines du premier étage renferment une riche collection de figurines surchargées d’attributs, suite du mélange des idées grecques et orientales, syncrétisme qui se manifesta surtout quand la Cilicie subit le joug des Romains. Mais il est temps de revenir sur la côte occidentale de la péninsule asiatique ; une belle découverte nous y attend.

Dans le cours de l’année 1846, l’ambassadeur anglais, sir Stratford Canning, jaloux d'enrichir le Musée Britannique, obtint du sultan Abdul-Medjid plusieurs bas-reliefs d’une grande beauté. Ces marbres venaient du château de Saint-Pierre, petite citadelle qui commande Boudroum, bicoque turque dont les laides masures cachent les derniers vestiges d’IIalicarnasse, où le tombeau de Mausole , la septième merveille du monde, excitait l’admiration des anciens. Quelques rares voyageurs admis dans le château de Boudroum avaient appelé l’attention sur les sculptures encastrées dans les murailles, on en parlait un peu, mais on ne les connaissait pas.

J’ai dit ailleurs ' comment ces bas-reliefs, trouvés dans les décombres du mausolée, furent mis à profit par les

Page 1