Attribué aussi i Praxitèle
l’art grec au palais de l’industrie. 2T3
les musées comme on a cherché dans les ruines et comme il faut y chercher encore, cherchons partout ; avec les années, nous arriverons peu à peu à pénétrer dans ce monde de la statuaire grecque. Une synthèse habile, fondée sur l’expérience, achèvera de le reconstituer.
« La science de l’antiquité (est-il dit dans l’histoire « de l’Académie des Inscriptions) acquerrait plus d’é- « tendue et de certitude s’il était possible d’avoir sous « les yeux les monuments répandus dans les différents «cabinets de l’Europe. Combien sortirait-il de lu- « mières de tant de pièces de comparaison rapprochées « l’une de l’autre ! Elles se suppléeraient, elles se ser- « viraient mutuellement d’interprètes ; leur diversité « multiplierait les connaissances, leur conformité les «assurerait*.»
Ces réflexions si judicieuses semblent avoir inspiré M. Ravaisson dans cette ardente étude de l’art grec, à laquelle il a déjà consacré bien des années. Palais, villas, jardins, musées, en Italie, en Allemagne et dans le reste de l’Europe, il n’a rien négligé, rien oublié. Réunir les pièces de comparaison dont parlent ses vieux confrères, les expliquer, en fairejaillir la lumière par la conformité ou la diversité, par les observations les plus minutieuses sur la manière dont les cheveux, les oreilles, les bouches et cent autres parties ont été traitées, telle a été sa préoccupation vive et constante. Si le sentiment le plus délicat de l’art grec, si toutes
1. Histoire et Ifémoires de l'Académie des Inscriptions , l. XXVII, p. 167.