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ET DE LITTÉRATURE GRECQUES EN FRANCE

Mais voici quelque chose de plus grave, car il s’agit d’un fait tout nouveau, d’un fait tout administratif. Dans un rapport à l’Empereur im primé en tête d’une statistique sur l’enseignement secondaire dans les collèges, rapport publié récemment, M. le ministre de l’instruction publique examine la question de savoir si l’étude des langues anciennes, et surtout l’étude du grec, ne pourraient point être restreintes, pour décharger un peu les élèves d’un poids sans cesse accru depuis trente années par l’extension de nos programmes universitaires, car ce poids, à la fin, serait nuisible à leur santé. Or il est à remarquer que c’est précisément au moment môme où l’idée de l’inutilité du grec dans une bonne éducation se propage en France avec rapidité, que M. le ministre de l’instruction publique propose de réduire cette étude, ce qui amènera les 44,000 élèves classiques de nos lycées à connaître à peine Homère de nom. Où sommes-nous? Sommes-nous encore dans la patrie des Henri Estienne, des Casaubon et des Saumaise?

Il est juste d’ajouter qu’en sa quabté de gardien officiel des lettres classiques, le ministre, dans cette circonstance, s’est défié de lui-même. Aussi s’est-il empressé de déclarer aux membres du bureau de l’Association pour l’encouragement des études grecques en France ' (car le parti de la résistance se pose en face des novateurs) que, bien qu’il ait reconnu certains effets fâcheux du régime actuel de nos classes,

1. Voy. le supplément à l'Annuaire de cette Association pour 1868. Paris, Durand.

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