RAPPORT SÜR LES ÉTUDES DE LANGUE
il n’avait point encore de parti pris sur les moyens d’y porter remède, et qu’il écouterait avec impartialité les avis que les personnes compétentes voudraient bien lui donner.
C’est parler sagement. Toutefois, je ne puis le cacher, et, qu’il me soit pardonné de le dire, il m’est difficile de louer de bon cœur la prudence de M. Duruy. En effet, j’aimerais à voir de telles incertitudes remplacées par un-sentiment plus ferme, plus en harmonie avec la situation ; je veux dire par la résolution formelle, en présence du péril, de relever l’honneur intellectuel de la France en consolidant le terrain des études classiques, en y poussant la jeunesse au lieu de l’en détourner, pour cause de santé'.
Ah ! je le vois bien, jamais la nécessité de démontrer l’utilité de ces grandes et belles études n’a été plus pressante ; jamais, depuis la renaissance des lettres, le devoir de renouer cette chaîne d’or qui unit à travers les âges le monde moderne et l’antiquité, jamais, dis-je, ce devoir ne s’est imposé plus impérieusement aux hommes intelligents et dévoués qui voudraient retenir la France sur la pente où elle glisse chaque jour, Mais ce n’est point leur témoignage que j’invoquerm aujourd’hui, on pourrait le suspecter; ce sera plutôt celui d’un des novateurs de l’autre côté du détroit, du
1 . Le cours de littérature grecque en Sorbonne de M. Egger pour cette année se rattache, par un cOté, aux questions que nous soulevons ici. Avec cette richesse d'information qui le distingue, le savant professeur a traité de l’influence des éludes grecques dans notre paj's. Nous renvoyons ceux de nos lecteurs qui voudraient pénétrer plus avant aux numéros du 25 janvier et du 22 février 1868 de la Jlevut des Cours littéraires.
lï
tt
JE
ih
fl