‹ L'Art et l'archéologieChapitre 78 sur 102 · PEINTURES MURALES DE SAINT-GERMAIN DES PRES · texte numérisé non relu

PEINTURES MURALES DE SAINT-GERMAIN DES PRES

(Hevua nationalr, *5 décembre 1861.)

Le plus vieux des monuments chrétiens de ce vieux Paris, qui disparaît chaque jour, la basilique de Childebert, l’église monacale de l’abbé Morard, Saint- Germain des Prés, est en fête. Sur les murs de sa nef débarrassée des échafaudages qui l’encombraient depuis longtemps, se déroule une frise immense composée de dix-huit tableaux peints à la cire ; frise de six pieds et demi de hauteur environ, et surmontée par quarante et une figures de proportions colossales. Aujourd’hui, et sans retard, je voudrais donner une idée de ce grand et nouveau travail du maître auquel nous devons déjà tant de belles peintures murales à Nîmes, à Lyon, à Paris, et, qui plus est, cette admirable frise de Saint-Vincent de Paul, ingénieusement nommée par un éminent critique les « Panathénées chrétiennes. » Mais je désespère, je l’avoue, de pouvoir faire connaître aux lecteurs éloignés de Paris, aussi bien que je l’aurais souhaité, une œuvre d’art très-considérable, œuvre excellente et d'une haute signification.

Toutes les fois que ma pensée se reporte sur la peinture murale, j’éprouve un vif sentiment de reconnaissance pour le conseil municipal de la ville de Paris et l’administration qui l’a si bien secondé. Voilà vingt-

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