PE L’ENSEIGNEMENT DU DESSIN POUR LES FEMMES DE LA CLASSE OUVRIÈRE
(Journal de» Débals, 9 juillet I8S3.)
On a parlé dernièrement d’un projet d’apparence modeste, mais qui, largement et libéralement exécuté, pourrait avoir à la longue une grande influence sur le sort de la portion la plus intéressante et la moins bien traitée de la population. Si nos renseignements sont exacts, la ville de Paris accorderait une subvention aux personnes du sexe, artistes peintres, qui établiraient, sous les auspices du maire, des écoles de dessin industriel dans les arrondissements de Paris, où les jeunes filles de la classe ouvrière sont en majorité-
Je ne veux point entrer dans le détail à propos de cette mesure, parce qu’elle est encore trop récente; mais je tiens à signaler, dès aujourd’hui, l’excellence du principe dont elle est , hélas ! l’application trop tardive ; je tiens à rappeler à quel point il importe d’ouvrir aux femmes des classes laborieuses de nouvelles voies pour le travail, et la nécessité suprême de leur fournir les moyens de lutter contre la misère et ses pernicieuses suggestions.
Quand M. Baudrillart', cet excellent esprit que l’on rencontre toujours sur la route du juste et de l’utile,