LA HKAUTK DE L KM AM
réîJ'K's, l'I \os jeux lihi'cs et oxcrcicrs en |)lrin ;iif. La première, nous venons de le v(jir, a rineonvénient tle produire [)arfois des défcjrmations r(jrporelles; elle a aussi le désavanlacce d'être monotone et (rtMmciKinM' à la longue rciiiiui. L;i (Icuxiriuc présente des difficultés d'application, car elle n'est praticable qu'en certaines saisons et exii^c heaucoup plus (le temps et d'espace (|ue la première; elle est d'ailleurs insut'lisanlc j)ar cela même (pi'cllelaisse aller l'eut'anl où \r jjorle son j^oùl et ne coiilrihue pas ainsi à son entier développement physique. 11 importera donc de compléter ces deux méthodes l'une par l'autre, en commençant par la seconde, [)lus tôt accessible à l'enfant.
Eu ce qui concerne la g-ymnastique, il semble ([u'on préfère de plus en plus à la g-ymnastique aux agrès — même la plus simplihée ' — la gymnastique sans appareils. Celle-ci paraît, en effet, plus commode dans son application, moins dangereuse dans ses conséquences, plus complète dans ses résultats. Elle fut inaugurée en Suède par l^er HenrikLing^'sur l'initiative duquel fut fondé en i8o5 V Institut central dt (/umnasfi(/i/e,c[ elle a, comme on l'a dit, « recréé et embelli » la race su('doise. La supc'-
1. Tel est le cas du système Sandoti^, qui permet de faire de la gymnastique en chambre, au moyen d'un très simple appareil composé de fils élastiques et d'haltères très légers.
Il6 I.R MILIEl ARTISTIQUE.
rioiilé fie cette méthode a été reconnue solennellement par un jurv international aux Jeux Oljnipiques, qui, pour la quatrième fois depuis 1894, ont eu lieu à Athènes en 1906. Les gymnastes suédois y ont obtenu un vif succès : (( Lorsque, devant soixante-dix mille spectateurs, les gymnastes suédois se mirent simplement à marcher, puis à courir en cercle, à la vue de ces corps sveltes, harmonieusement développés et équilibrés, à la démarche souple et rythmée, se mouvant dans une attitude di£:n.'» et fière, les applaudissements devinrent frénéticpres'. » Le caractère essentiel de la méthode suétloisc est d'être scientifique; elle se fonde sur une connaissance approfondie de l'anatomie humaine : par tel exercice précis elle se propose d'obtenir le déve]opj)ement de tel muscle déterminé. Il faut ajouter qu'elle n'est pas simplement une « i^ymnastique des mouvements », mais qu'elle est aussi une « g^ymnastique des organes » ; son but est à la fois de fortifier la musculature et d'entretenir le bon fonctionnement des organes internes^.