I. Preyer, L'Ame de l'(nfanl (p
LA BKACrF I)K l'eNFANT. ] 2.)
(lisant hcaii, son expression de visayc cliaiii^e : elle prend nn aspect bizarre e( parlicnlier de satisfaction; les sourcils s'élèvent et les yeux sont e^rands ouverts. » Bientôt l'enfant aiim'ia (|n'(Mi lui mette un ruban dans les cheveux, un nœud à la ceintuie. Il sera heureux qu'on l'habille de sa robe la plus belle : d'autant ({u'à l'idée de toilette en vient à s'associer dans son esj)rit l'idée de promenade, de dimanche et de fête. La petite fille, qui passe devant une armoire à t^lace, s'y regarde en faisant onduler sa chevelure. Elle se vante de la préférence que tel petit g-arçon a marquée pour elle en jouant; elle rougit d'entendre les grandes personnes la trouver jolie.
Les romanciers, qui nous ont peint des enfants, n'ont pas négligé de décrire cette coquetterie naissante, surtout chez la fdiette. Voici la petite Zette, telle que nous la montrent P. et V. Margueritte ' : « Zette est très coquette. Elle sait l'heure de la promenade et dans quel tiroir sont les plus belles robes. Elle se tient immobile, lorsqu'on lui passe une jupe brodée ou qu'on introduit ses bras plojés dans le supplice des manches... Maman s'écrie : « Comme elle est belle! » Et Zette tourne sa tête à droite, à g-auche, avec un orgueil satisfait. »