‹ L'art et l'enfantChapitre 35 sur 114 · I. Maurice Donnay, Paraître (A. I. Se. I · texte numérisé non relu

I. Maurice Donnay, Paraître (A. I. Se. I

l34 I^E MILIEU ARTISTIQUE.

premier dcgn'' de la beauté : « La belle chose à voir, dil Xéaophou dans r Economique^ , que des chaussures bien rangées de suite et selon leur espèce; la belle chose que des vêtements séparés selon l'usage; la belle chose que des couverturcs; la belle chose que des vases d'airain; la belle chose que des ustensiles de table; la belle chose enfin, malgré le ridicule qu'y trouverait un écervelé et non j)oint un homme sérieux, la belle chose que de voir des marmites rangées avec intelligence et symétrie! Oui, tous les objets sans exception, grâce à la symétrie, paraissent plus beaux encore quand ils sont disposés avec ordre. » Sans la moindre décoration, une maison donnera déjà une impression de nature artistique, si tout y reluit de propreté et si chaque objet s'y trouve à sa place. En apprenant à l'enfant à aimer la propreté en lui et autour de lui, en l'habituant à respecter l'ordonnance intérieure de la maison ainsi qu'à pr>3ndre soin lui-même de ses jouets et de ses livres, nous le préparerons excellemment à recevoir l'éducation esthétique véritable.

Mais le souci de l'ordre et de la propreté constitue seulement ce qu'on pourrait appeler la tâche nésrative de l'embellissement du fover. Il convient

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