‹ L'art et l'enfantChapitre 55 sur 114 · I. J.-J. Rousseau, L'Emile, liv. I · texte numérisé non relu

I. J.-J. Rousseau, L'Emile, liv. I

g-éante des Alpes, que le Vicaire Savoyard, prenant pour texte même de ses entretiens la magnificence du paysage, fait à Rousseau sa profession de foi.

Disciple de Rousseau, Pestalozzi ', le célèbre pédagogue suisse, auquel l'Assemblée Nationale décerna le 26 août 1792 le titre de citoyen français, renouvela le conseil de son maître : « Conduis ton fils, recommandait-il, sur le grand théâtre de la nature ; instruis-le sur la montagne et dans la vallée; là il profilera mieux de les leçons. » Et renseignement de Pestalozzi ne resta pas lettre morte, à en juger par la charmante anecdote qu'on nous raconte : pour fêter l'anniversaire de sa naissance, ses élèves eurent une fois l'idée de décorer de feuillage la salle de son école d'Yverdon, et lui adressèrent à cette occasion ce simple, compliment : « En été, tu nous mènes voir la nature ; aujourd'hui nous essayons d'amener la nature vers toi. »

Par l'intermédiaire de Pestalozzi, l'influence de J.-J. Rousseau s'est fait sentir sur Frœbel. « Les arbres, disait celui-ci, ont été mes premiers maîtres, et je n'ai pas oublié les leçons que m'a don-

I. Sur Pestalozzi (né à Zurich en 1746, mort à Brugg' en 1827) voir le livre de Hérisson, Pestalozzi, élève de J.-J. Rousseau (Delaçrave, 1886), et l'opuscule tout récent de M. Gabriel Compayré, Pestalozzi et l'éducation élémentaire (collection des grands éducateurs, Paris, Delaplane).

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