‹ L'art et l'enfantChapitre 56 sur 114 · I.KS BEAUTÉS DR LA NA'II KK. 'l^J · texte numérisé non relu

I.KS BEAUTÉS DR LA NA'II KK. 'l^J

nées la nature. » Par la cn'atioii des « Jardins d'enfants » Frœbel a réalisé le vœu de J.-.I. Rousseau sur l'éducation de renfant dans la nature et par la nature. En baptisant de ce nom gracieux riiislilntion (ju'il créait, Frœbel ne voulait pas seulement comparer l'école peuplée de jeunes visasses à un parterre de fleurs, ni assimilei- Tcnlucation à la culture de plantes délicates ; par là il entendait signifier aussi la nécessité d'adjoindre toujours à l'école un jardin. Développant la pensée de leur maître, les disciples de Frœbel ont fait du travail au jardin et des jeux en plein air l'essentiel de l(Mir svstème d'éducation.

Plus récemment nous avons vu se dessiner tout un mouvement en faveur de l'éducation à la campai^ne. C'est à lui que se rattache en particulier la création pour enfants et jeunes g"ens de ce qu'on a appelé « les Ecoles nouvelles » : en Angleterre, les News-Schools, dont la première fut fondée en 1889 par le D'" Reddie; en Allemagne, les Laml- Ercichungsheime. dont la première fut organisée en 1898 par le D"" Lietz ; en France, V Ecole des Roches, créée par M. Demolins en 1899, et les autres écoles qui ont été fondées à l'imitation de celle-là : le Collège de Normandie, V Ecole de l'Ile de France, V Ecole de VEstérel, \ Ecole du Snd- Est. C'est pour répondre à cette même tendance

que les Ivcées nouvellement construits l'ont été de préférence hors des villes, et que de plus en plus les anciens lycées, installés dans les centres urbains, tâchent de s'assurer au moins un pied à terre à la campagne '.

L'idée directrice de tous ceux, qui depuis J.-J. Rousseau ont ainsi préconisé l'éducation à la campag-ne, a été surtout de placer l'enfant dans un milieu plus hyg^iénique et plus agréable. Quelquesuns de ces éducateurs semblent avoir eu ég-alement en vue les leçons de tout genre que l'enfant peut recevoir de la nature. Sans parler de l'apprentissag-e que de futurs agriculteurs y sont à même de faire du travail des champs, combien de connaissances précieuses donne le spectacle quotidien des animaux et des plantes ! Et quels conseils de haute sagesse peuTent insensiblement faire entrer dans l'oreille enfantine la plus distraite les mille voix insinuantes de la nature : conseils de vie laborieuse et simple, réglée sur le rythme même des choses ; conseils de résignation sereine ou d'abandon joyeux aux lois inflexibles du monde !

I. Il faudrait souhaiter à tous les établissements scolaires la bonne fortune qu'a eue le lycée de Toulouse d'hériter, il y a quelques années, d'une mas^nifique propriété située à proximité de la ville. Le généreux donateur était un banquier, M. Ozenne.

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