‹ L'art et l'enfantChapitre 62 sur 114 · Consulter le Pédagogical Seminury (juin igoS · texte numérisé non relu

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réelle, aux gracieuses légendes que l'imagination populaire y a souvent attachées'. Habituons-le à

I. Il existe une très jolie ronde chantée, qu'avaient imaginée Mines Pape-Carpentier et Pikaer pour donner à leurs élèves l'amour des fleurs. D'abord des fillettes, représentant les fleurs qui nous sont agréables, chantent chacune un couplet. C'est par exemple le lis :

Je suis le lis qui penche Sur le boi'd des ruisseaux Et ma corolle blanche Se mire dans les eaux.

ou la rose

On m'appelle la rose ; Mon nom, c'est ma couleur, Au doux printemps éclose, Je suis la reine fleur.

Et chaque fois le chœur des enfants chante ce refrain :

Venez, venez, charmante :

A nos jeux mélez-vous.

Venez, fleur oilorante, Et chantez avec nous.

Puis c'est le tour des fleurs détestées, l'ortie, par exemple :

C'est moi qui suis l'ortie Qui croît sur le chemin.

Je pique l'étourdie Qui tend vers moi la main.

ou bien la ciguë :

Du persilj'ai la feuille, La ciguë est mon nom.

Malheur à qui me cueille.

Mon suc est un poison.

Et le chœur chaque fois de reprendre cet autre refrain :

Fuyez, mauvaise plante, Fuyez bien loin de nous.

Vous êtes trop méchante Pour jouer avec nous.

A la fin les mauvaises plantes rappellent qu'elles servent du

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