LES HEAI TÉS DE LA NATURE
ne pas les couper inutilement, mais à en cueillir avec précaution (juelques-unes seulement, dont il composera — tel un Japonais e.\j)ert — d'artistiques bouquets. Car des fleurs dans un vase, c'est un peu de nature à la maison ; et la composition d'un bouquet, comme on a pu le dire, c'est « du dessin et de la peinture en action ». Enfin, pour inculquer à l'enfant le respect des plantes, il serait bon de le faire participer aux fêtes de l'Arbre, qu'org-anisent les Sociétés formées en vue d'encoura^^er le reboisement, en l'invitant à planter de sa petite main de grêles arbustes qui grandiront en même temps que lui.
Il ne faudra pas manquer non plus d'attirer l'attention des enfants sur les beautés du règ"ne minéral. Eng'ageons-le à ramasser dans ses promenades les pierres, que son pied foule d'ordinaire avec indifférence; faisons-lui en remarquer les formes pittoresques ou gracieuses et les teintes diverses, souvent si délicates. Et surtout, s'il a l'occasion de séjourner au bord de la mer, inspirons-lui le goût de faire une collection de coquilles. C'est tout un monde, en effet, que celui des simples coquillag-es rejetés par les flots, frêles épaves de
moins à composer des remèdes bienfaisauts, et le chœur le» invite alors à entrer dans la ronde.
structure si variée et aux mille muances. « Il est presque impossible, a fait observer un pédag"ogue américain', de songer à un nouveau coquillage; tant le champ semble épuisé par la nature, tant la variété des coquillages est infinie...; quelques-uns sont de parfaits poèmes de couleur. Les enfants ont reçu une des plus désirables leçons, quand ils commencent à apprécier la merveilleuse architecture qui sommeille dans un coquillage. »
Les vacances scolaires seront, bien entendu, le moment le plus propice pour éveiller chez l'enfant l'amour des beaux spectacles de la nature. II est très heureux que l'habitude se généralise, même parmi les familles d'aisance modeste, des villégiatures à la campagne. Et l'on sait que pour les enfants pauvres d^s associations de personnes généreuses et dévouées ont fondé l'œuvre des Colonies scolaires de vacances, qui, depuis trois ou quatre ans surtout, a pris un très grand développement.
Mais, jusque dans l'ingrate saison de l'hiver, où pour de longs jours il faut dire adieu aux excursions et promenades, l'éducation esthétique de l'enfant par les beautés de la nature peut encore se continuer grâce aux tableaux et aux livres. Une