LIVRE
CIIAPITRI^] IMIRMIEII.
L'Enseignement du Dessin".
l^our éveiller et développer chez l'enfîml le sens tle la l)eauté, nous ne devons pas compter exclusivement sur l'action du milieu artistique; il nous faut aussi, dès que sou àg-e le permet, faire appel à l'étude et à la pratique des arts.
I. On peut consulter sur cette question les ouvrasses et articles suivants :
Vittet, De l'enseignement des aris du dessin en France {Revue des Deux-Mondes, ler nov. i864).
VioUet-le-Duc, Réponse à M. Vittet à propos de Venseiijnement des arts du dessin (Paris, Morel, i864).
VioUet-Ie-Duc, Histoire d'an dessinateur {Comment on apprend à dessiner. I^aris, Hetzel).
Ravaisson, article Dessin dans le Dictionnaire pédaffogifjue (publié sous la direction de F. Buisson, 1878).
Guillaume, article Dessin dans le Dictionnaire pédafjo(ji<iite.
Guillaume et Pillet, L'enseignement du dessin (Imprimerie nationale, 1889).
Guillaume, Essai de la théorie du dessin et de quelques parties des arts (Paris, Didier, 1896).
Félix Rés^amey, Le Dessin et son enseignement dans tes Ecoles
260 Li:S ARTS DE l'e.NFANCE.
De tous les arts le dessin est celui qui se trouve le mieux à la portée des eid'auts, de même qu'il
lie Toh'io (Enquête faite au Japon en 1899.) — (Hùtel des Sociétés savantes, Paris).
Félix Ré^amey, Le problrme ih' rpiiselgnenient fia dessin (Paris, Bernard, 1906).
Jules Pillet, Lp Dessin dans l'ensi-itineinent primaire (Delasfrave, i883).
Jules Pillet, L'enseif/nerneni du dessin en France el dans les établissements universitaires (i 878-1 904).
J. Baudriliard, L'éducation par le travail manuel (méthode de L. Tadd). — (Revue |)édaooa^i(iue, i."» févrieret loavril igoS).
!•'. Henry, L'enseignement du dessin dans les petites classes primaires (Re\ue pédagogique, i5 juin 1904).
J. Quénioux, Le Dessin et son enseignement (Manuel général de l'instruction primaire, i5, 22, 29 avril, 6, i3 mai i9o5); De la formation du sentiment artistique et du danger d'un mauvais enseignement du dessin (L'Enfant, i5 janvier et 1."» février 1906); Le Dessin et son enseignement (conférence faite à l'Ecole pratique d'enseignement mutuel des arîs, le 7 février 1906; L'Art décoratif, avril-mai 1906; L'Enseignement secondaire, 25 juillet 1906); De l'enseignement du dessin (Bulletin de la Société libre pour l'étude psychologique de l'Enfant, 6e année, no 33, juillet-aoùt-septembre 1906, Paris, Alcau).
Guichard, Projet de réorganisation de l'enseignement du dessin (le Moniteur du dessin, i5 déc. 190G).
ilomptes rendus des deux Congrès internationaux de l'enseignement du dessin, tenu le leià Paris en 1900 et le 2e à Berne en 1904.
dompte rendu du ici' Congrès national de l'enseignement du dessin, tenu à Paris en 1906. Les rapports généraux, présentés à ce Congrès, viennent d'être réunis dans une brochure publiée chez R. Oger, i58, faubourg Saint-Martin. (Voir la Revue pédagogique du i3 février 1907.)
l'enseignement du r)ESSIN. 2()1
lui le |tliis raciliMUi'nl ;i("ct'ssil)l(' ;i l:i jtiiiiiilivi' liuinanilt'. l^lusiciiis dizaiiics de si(''clt's, m ollc(. a\aiit <[in', selon la [ttM.'li(|iM' ié^cndt' t;i('<(nie, la Hllf (lu poliiT (le Sicvoii(> cùl m ri(lé(; de fixer par un Irait sur uu mur roiuluc portée du visaçe de sou fiancé (jui allait partir, nos lointains ancêtres de ré'pocjue «pialernaire, comme nous l'avons vu, dessinaient déjà sur des pierres polies, des ossements d'animaux, et sur les parois de leurs cavernes. Les hommes ont su rJessincr hicn a\aut cpie de savoir écrire.
Dans l'éducation des (îrecs le dessin occupait une place importante : « Les enseii^iiemenls, dit Aristote', par lesfpiels on a coutume de conduire l'esprit des enfants, sont au nond)re de cpiatre : les lettres, la gymnastique, la musique, et suivant quelques-uns, le dessin. » (liiez nous, c'est J.-J. Rousseau qui le premier demanda que dans l'éducation de l'enfant on fit une part à l'étude du dessin. Pour lui, ainsi que pour les Grecs d'ailleurs, cet enseignement du dessin ne devait pas être considéré comme l'apprentissage d'un art, que les enfants auraient à cultiver dans la suite de leur vie, mais plutôt comme une g-ymnastique des sens : « Je voudrais, disait-il, que l'enfant cultivât cet