I. J.-J. Rousseau, L'Emile (liv. H
'j.. Viollet-Ie-Duc, Histoire iViin dessinateur (p. 61).
l'enseignement du dessin. uiî'i
M;iis lo dessin ne nous est pas seulemonl ulilc en ni;'tl iiit à noire service un moyen d'expression, (jni [)()ni'ra r()ni{)léter au l)esoin et parfois remplacer la [)arole articulée ; il a aussi pour etlet de concourir à l'éducation g-énérale de nos sens. Grâce à lui notre main s'assouplit et devient l'iiumble servante de notre cerveau. Grâce à lui surtout notre œil apprend à voir : v a-t-il, en effet, une meilleure manière de développer notre faculté d'observation, que de nous habituer à analyser la forme des objets, à nous rendre compte de la direction des lig-nes et des rapports de grandeur qui existent entre elles, à remarquer les jeux variés de la lumière et les lentes dégradations des ombres? C'est ainsi que l'étude du dessin peut contribuer à notre culture esthétique : car, en aiguisant notre vision, elle nous met en état de mieux apercevoir les beautés de la nature et de l'art qui nous environnent.
Cette étude si profitable du dessin répond justement à l'un des goiits instinctifs les mieux marqués chez l'enfant. On sait combien il aime à couvrir de bonshommes, d'animaux ou de maisons ses cahiers et ses livres. ,Sans doute, comme nous avons eu plus haut l'occasion de le faire observer', les pre-