L.v lutkhv rcRK kmamim
j)Oiir(jiioi, (l('s le jeiiiic àyc, nous voulons arrarlicr <ie ràine de l'enfanl celle f'acull»!' imai;iiiati\e (jtii plus tard fera le lourinenl et le péril de sa vie... — Psycholog'ic; bornée (jiie celle de ces talioiialisles éducateurs! Eli ! oui, riinai^inalioii — <|ni le niera? — comporte des dangers : elle entendre rillusiou décevante, «'lie alinienle la passion dévastatrice. Mais, si nous lui devons l'aïuerlnnie des déceptions et la brûlure des passions, nons lui devons aussi les illusions fortifiantes et les rèv<'s enchanteurs, les enthousiasmes féconds et la flamme même de notre activité la plus pure. Acceptons-la donc telle (|u'elle est, avec son mélang-e de bien et de mal; et, loin de la proscrire, afflit^eons-nous plutôt du discrédit où de nos jours nous voyons qu'elle tombe aux yeux de tant de g^ens : « Hélas ! a dit Anatole France', notre société est pleine de pharmaciens qui craignent l'imagination. Et ils ont bien tort. C'est elle, avec ses mensonges, qui sème toute beauté et toute vertu dans le monde. On n'est jgrand que par elle. »
Au demeurant, l'imagination fût-elle [)lus dangereuse encore, croit-on que le meilleur moyen d'éviter ses dangers, ce soit de lui refuser tout aliment et de la laisser en quelque sorte périr d'ina-