LES ARTS MINEURS
L'Architecture est le seul art majeur qui unisse l'utile au beau ; mais c'est le cas de tous les arts mineurs ou décoratifs. Autour des aris de l'ameublement et du costume se déroule le cortège brillant et sans cesse accru de leurs auxiliaires, l'orfèvrerie, la bijouterie, la joaillerie, l'émaillerie, la carrosserie — pour l'ornement des voitures, ces petites maisons mobiles, — l'armurerie, les arts de la terre et du feu, les arts textiles.
Les plus anciens d'entre eux sont les premiers nés de la grande famille des arls : la parure est le besoin primordial de l'Humanité. Le sauvage, comme l'enfant, est attiré et charmé par ce qui brille : plus il est prime-sautier, moins la réflexion et la raison contrarient sa spontanéité, plus, pour le primitif, ce superflu est le vrai nécessaire. Les sauvages ont déjà des plumes et pas encore de costume : le vêtement n'est venu qu'après la parure ; les rudes chasseurs paléolithiques n'avaient comme ftîles que des cavernes et comme manteaux que des peaux de bêtes, qu'ils étaient déjà joailliers et bijoutiers.
Quand l'industrie se développa avec les [jrogrès de la science,