‹ L'art et l'histoireChapitre 27 sur 75 · LES GRANDS PEUPLES DE L ART · texte numérisé non relu

LES GRANDS PEUPLES DE L ART

tant, puisque c'est la loi de la vie, mais lentement et toujours à l'égyptienne. Il suivit la courbe de l'histoire politique et guerrière. Comme il avait été à l'apogée, durant l'empire memphile, de la quatrième à la sixième dynastie, il y fut de nouveau aux deux autres âges de gloire, durant les deux empires thébains, aux siècles éclatants de la douzième et des dix-huitièmo et dix-neuvième dynasties : les trésors de l'Asie conquise permettaient toutes les magnificences aux Aménemhait et aux Osortasen, aux Thoutmès et aux Rhamès. T/ari ne déclina. aux décadences que pour se relever aux réveils, comme il le fit, moins riche parce que les conquêtes étaient perdues et le pays réduit à lui-même, mais brillant encore, sous les Saïtes du Delta.

Après les flots des Hycsos, ceux des Assyriens, des Ethiopiens et des Perses passèrent sur l'Egyple sans altérer son génie. Vaincue, c'est elle qui conquérait, qui transformait ses vainqueurs, séduits par tant de beauté, charmés par tous ces arts, par ce luxe de haut goût, par cette antique et noble culture. C'est à peine si, après Alexandre, sous les Ptolémées, on distingue dans Tari égyptien, à quelques nuances, une légère influence grecque. Mais l'Egypte, d'aulre part, transformait l'art grec en art alexandrin. Puis les Romains, sur les bords du Nil, ne firent, trois siècles durant, que continuer les Pharaons. On dirait, à première vue tout au moins, — et Platon et toute la Grèce ont pu s'y tromper, — que l'art est le même sous Dioclétien que sous Menés et que ces quatre mille ou cinq mille ans ont passé sur l'Egypte sans l'effleurer.

Heureux pays 1 Son Afrique n'est pas celle du Nord-Ouest, celle de l'Atlas, montagneuse, rude, violente. C'est la riche vallée du fleuve bienfaisant, du Nil, père des grandes eaux fécondantes. Fertile, elle peut nourrir des multitudes ; étroite, elle rappiuchf, elle réimil Icj; tlenicurcs conliguës et les boni

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