‹ L'art et la beautéChapitre 12 sur 13 · UN DISCIPLE · texte numérisé non relu

UN DISCIPLE

maître I il me semble reconnaître Aglaophamos, ton hôte.

PLATON

Allez, enfants, par Zeus-Soter, courez à son secours ! Que les dieux bienfaisants viennent en aide à l'hôte qu'ils ont conduit vers ma demeure. Va I Damon, ton bras est vigoureux ; Kalliklès ne te défendra pas de secourir un homme doublement vénérable, et par l'âge, et par la sagesse.

KALLIKLÈS

Va! Damon.

PLATON

De quel limon, dieux justes, est pétrie rame de la populace d'Athènes ! II était vieux, il était sans défense, et tu ne Tas pas protégé, Athéna !

ARÉTA

Voici que les enfants sont près de lui, maître ; ils le relèvent et le conduisent vers nous. Je Taperçois, maintenant ; Ba démarche est chancelante ; il â beaucoup de peine ii avancer. Ses cheveux recouvrent en partie son visajge, son manteau est déchiré, on dirait qu'il souffre, qu'il est.ma^ lade. Je le vois distinctement. Comme il est maigre, .Platon, et comme il est laid I

PLATON

Il est très vieux, ma chère fille, et 1res sage ; il est mon hôte.

KALLlKLès

.le puis te décrire exaclement, ô chorègel ce qui s'est passé. Aglaophamos se sera rendu ce matin à l'Agora, dans la partie la plus basse, où l'on vend les fruits et les légumes. Là il aura parlé aux pieds-poudreux du dieu inconnu, il les a menacés peut-être. Le peuple d'Athènes se sera fâché. Comment ce dieu, dont il est le porte-paroles, n'a-t-il pas secouru ton hôte? Comptez donc sur la protection...

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