‹ L'art et la beautéChapitre 3 sur 13 · ET · texte numérisé non relu

ET

piC Ma vie s'écoulera désormais près de lui, insouciante et, je

fe Tespère, heureuse.

|;V\ PLATON

Aréta tu es jeune et tu es belle. Éros que tu veux chasser de ta présence reviendra quelque jour. « Ma bienaimée, dira-t-il,\iens près de moi; écoute, dans le bois tout

i\ proche, le chant des tourterelles, viens. » Et sa voix sera

I; douce et tu obéiras à sa voix.

.^/ ARÉTA

p^: J'espère que tu te trompes, Platon.

^;'; PLATON

Je suis certain Aréta de ne pas me tromper.

ARETA

Regarde là-bas, Platon, au milieu de l'allée ce gros homme qui s'avance suivi d'un esclave. On dirait un tonneau qui marche. Par Zeus-Père, c'est notre Kalliklès accompagné par Damon, ils vont lentement. Permets, maître, que je coure à leur rencontre.

PLATON

Va mon enfant!

{A Antisthénès). Avec quelle rapidité, ami très cher, notre Aréta passe du rire aux larmes, et des larmes revient au rire I Cela n'est-il pas étonnant?

ANTISTQENES

Comment répondre ô Platon? La femme est plus mystérieuse que le fleuve Okéanos, et le rire est voisin des larmes. Ainsi Font voulu les Immortels!

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