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LES ÉCOLES

L’enseignement du dessin.

La première question qui se pose en tête d’une étude sur l’art d’une nation est celle de l’enseignement officiel donné dans ses écoles. Cet enseignement est-il en France, au vingtième siècle, ce qu’il devrait être?... Examinons d’abord la question au point de vue du dessin, qui, suivant le mot de J.-A.-D. Ingres, est ou doit être la probité de l’art. L’enseignement du dessin a été depuis quelques années l’objet de vives critiques. A la Chambre, M. Aynard, lors de la discussion du budget de 1897, dénonçait comme une honte pour

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la France l’insuffisance de cet enseignement et de son budget, alors que l’Angleterre accorde 7 millions à ses écoles de dessin et la Suisse 2 millions. M. Roujon, directeur des Beaux-Arts, et M. Georges Berger, rapporteur, se retranchèrent alors derrière les nécessités budgétaires et proposèrent de faire appel au concours des municipalités et des départements. J’ignore si cet appel a été entendu. Ce que je crois, c’est qu’à défaut d’une augmentation de subvention, une réforme complète de l’inspection et de l’enseignement s’impose.

On se propose donc de marquer ici quel principe a présidé à l’enseignement du dessin tel qu’il est officiellement établi depuis 1879. On dira un mot de l’organisation et de l’administration de cet enseignement, qui paraissent défectueuses. On essayera, en ce qui concerne spécialement les lycées et collèges, d’indiquer une amélioration possible.

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