ISODE DE LA VIE DE ÏOBIE, ÉCOLE FLORENTINE
(Musée de Berlin.)
LES INFIRMES
grande satisfaction des yeux et de l’esprit, le pittoresque y tient une grande place et vient fort heureusement contrebalancer l’impression pénible que
pourrait produire sur les profanes la vue des membres déformés et des ulcères. D’ailleurs, ces dessins sont accompagnés de sentences morales et
philosophiques qui montrent le but que s’est proposé l’artiste lorsqu’il a entrepris; de traiter de sémblablés 'sujets.
Le premier dessin nous montre un illustre podagre (Fig. 340), avec'les membres inférieurs gonflés par l’œdème, confortablement installé dans un luxueux fauteuil, les pieds sur de moelleux coussins. Deux valets le transportent. « Si tu veux relever ton courag’e, dit le moraliste, songe au pauvre hère.
dénué de tout et qui n’a d’autre soutien que ses béquilles. » Ce conseil ne saurait s’adresser qu’aux malades riches. Mais la sentence du dessin suivant parle d’autre manière : « Tes pieds t’ont porté pour faire le mal, dit-élle, qu’ils apprennent maintenant à souffrir. » Et, en effet, le malheureux patient dont la jambe est couverte d’ulcères est en train de subir une opération qui ne doit rien avoir d’agréable, à en juger par le long outil que le chirurgien tient à la main. La pose du malade est remarquable de naturel et de vérité (Fig. 241 ).
La troisième g'ravure représente, dans une salle de bain, un homme nu, couvert d’ulcères et d’emplâtres, assis sur un banc, les pieds posés sur le
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rebord d’un baquet. Il reçoit les soins d’un aide placé derrière lui (Fig. 242).
lîrûgi, fphot.
FIG. 239. — TRANSPORT I),ü CORPS UE* SAINT JEAN G U ALBERT (FRAGMENT), PAR ROVEZZANO
pÿ , (Ëas-relief du musée des Offices, Florence»)
On voit, à la cantonade, Job sur son fumier; près de'Iui -le" chien qui •léché'* Ses