‹ L'art et la médecineChapitre 12 sur 191 · II. — PEINTURE · texte numérisé non relu

II. — PEINTURE

Les primitifs italiens nous ont laissé quelques scènes d’exorcisme d’un intérêt très divers.

La première en date est du commencement du xi'rjf siècle (Fig. 17). Elle est d’un peintre pisan, Giunta (florissait vers 1236), qui avait été appelé à Assise pour y peindre des fresques dans l’église supérieure. C’était l’époque où, sous l’influence des idées nouvelles, la lutte s’établissait entre le dogmatisme et l’initiative individuelle, entre les traditions léguées par l’art byzantin et l’observation libre et personnelle. « Si Giunta peignait encore « alla Greca », dit M. Lafenestre, ce n’était pas sans inquiétude1. » Dans un tableau du Crucifiement , il représenta frère Elia, le compagnon de saint François, à genoux, d’après nature.

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