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Ancienne pièce de monnaie

LES MALADES ET LES MÉDECINS

aise de reprendre de l’estime pour elle : je n’en -ai pas eu besoin depuis1. » Un membre de l'Académie des sciences, Nicolas Lémery, écrivait en 1759 : « L’urine de l'homme nouvellement rendue, purge et est bonne pour la goutte, pour les vapeurs hystériques, pour lever les obstructions, si on en boit deux ou trois verres le matin à jeun. Elle apaise les douleurs de la goutte, étant appliquée toute chaude extérieurement sur la partie. Elle résout et dessèche la gravelle, les dartres et les autres démangeaisons de la peau 2. »

(La mort du mauvais riche.)

Comment s’étonner après cela de la faveur dont ont joui, à toutes les époques, les uromanciens dont la science, quelque peu voisine de la cabale, consistait à tirer de l'examen des urines les pronostics les plus invraisemblables. Aujourd’hui même l’espèce n’en a pas disparu.

« Il (le jugeur par les urines) sc vante, dit A. Chéreau, de connaître à l’aspect d’une fiole d’urine, si on le consulte pour un homme ou une femme, une enfant ou un vieillard. Comme dans un miroir fidèle, il y voit le tempérament de cha-

1. Tome Vit, p. 396, cité par A. Franklin. Médicaments, p. 100.

2. Dictionnaire universel dçs drogues simples, art. Homo, in-4°, 1759, p. 429, cité par A. Franklin, les Médicaments, p. 101.

cun; celui-ci était colère, celui-là triste et mélancolique. Le plus habile y découvre la. chambre du malade, son lit, la couleur des rideaux. Un jour une dame députe sa camériste chez un uroscope avec une bouteille de son urine; la pauvre fille perd en route la précieuse liqueur, mais répare ingénieusement ce malheur en la remplaçant par de l’urine de vache. O prodige! L’Esculape s’écrie aussitôt : « Dites à votre dame qu’elle mange beaucoup trop

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