LA NAISSANCE 1)E LA VIER (Église S. Maria Nove
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lure ou à l’aide de petits fragments de ouate qu’on fait brûler à l’intérieur. Mais il est bien certain qu’avec l’aide d’une simple bougie les ventouseuses d’aujourd’hui, comme leur ancienne collègue des Pays-Bas, pourraient obtenir les mêmes résultats.
Avant de clore ce chapitre consacré aux « médecins et aux malades » et dans lequel je n’ai point la prétention d’avoir épuisé la matière, je voudrais dire deux mots seulement des nombreuses scènes de naissance, Naissance de la Vierge , Naissance de saint Jean-Baptiste , etc., dont la peinture ou la
sculpture nous retracent l’histoire. Toutes reproduisent le même thème et
sont traitées à peu près de la meme façon. L accouchée est dans, son lit, assise ou bien accoudée .sur son oreiller. Des servantes lui apportent des aliments ou . des potions médicamenteuses. Au premier plan, ries femmes lavent Pendant dans un grand bassin pendant que d’autres' font -sécher des litiges. ■ ' A /:';ij LA -, ;'v. A r/j m./: d i\
-'-Une ' d.es.-plusl connues- et' des plus remarquables est. celle de Domenigo
Gh i rl an da j ô ( 1 i 40- 1404) dans Tég-lise d
.Sainte - Maine-Nouvelle ; à Florence , et qui représente la naissance de la Vierge (Fig. 300). Je -me~ contenterai de la citer, en y joignant un bas-relief d’ANDREA Pisano qui représente le même sujet et dont l’archaïsme n’exclut pas la vérité et le naturel desmouvements (Fig. 301).
Enfin VerroccIhio, dans un basrelief tumulaire en marbre du musée National, à Florence, nous fait assister à cette scène terrible de la femme qui meurt en donnant la vie (Fig. 302). Il représente la femme de F. Tornabuoni succombant aux
FIG. 301. — NAISSANCE DE LA VIERG l'A R ..ANDREA .^PISANO.. p .. f/ (Délail de la Porte du Baptistère. .Florence.)
suites d’un accouchement. L’enfant entouré de bandelettes ' est' sur les genoux d’une femme as'sise à terre auprès du lit. Et si la douleur qu’éprouvent les assistants se manifeste ayec„pne yioi[encef quelque. -peu outrée, la malade est représentée,clans une attitude -affaissée très émouvante et. pleine de vérité. ■ ... , , ^ r
Un petit bas-relief d’ANDREA Pisano nous servira de transition pour passer au chapitre suivant, consacré à la représentation de la mort. Il figure d’une façon toute naïve, et très touchantele moribond qui reçoit les derniers ,sacrements (Figv 303). A le voir très calme, étendu sur son lit, recouvert jusqu’à la poitrine d’un drap aux pli§ .rigides, et bien tirés, les bras nus ramenés sur le devant du corps, il nous offre l’image de la mort du juste et nous rappelle les
LES MALADES ET LES MÉDECINS
miniatures de la même époque qui figurent la douce mort du bienheureux Lazare, en opposition avec celle du ' mauvais riche qui expire dans d’affreuses convulsions.
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