‹ L'art et la médecineChapitre 163 sur 191 · FIG. 330. — LES TROIS VIFS ET LES TROIS MORTS, PAR BENOZZO GOZZOLI · texte numérisé non relu

FIG. 330. — LES TROIS VIFS ET LES TROIS MORTS, PAR BENOZZO GOZZOLI

(Dessin du musée du Louvre.)

dessin qui se trouve au Louvre, intitulé : les Trois vifs et les Trois morts (Fig. 330).

Sur une place, à l’entrée d’une cité, trois seigneurs à cheval en tournée de chasse avec meute et faucon, s’arrêtent devant trois trous béants qui sont des tombeaux dont la pierre sépulcrale est brisée. Deux des morts qui les habitent se lèvent à demi, leur crâne porte la couronne royale, emblème des grandeurs de ce monde, un bras hideux de squelette s’avance vers les chasseurs. Les chiens en désarroi aboient aux morts ou jappent autour des cavaliers interdits. La chasse est troublée, et l’un d’eux se dispose à rebrousser chemin. De l’autre côté des tombes, un personnage à grande barbe semble tirer la moralité

LES MORTS

de cette histoire. G est toujours le van i tas vanctatmn et omnia vernit cm de l’Eçclésiaste.

C’est cette même pensée qui a inspiré les nombreuses h Danses des Morts » que nous a léguées le xvi° siècle et dont la plus célèbre , est celle de Hans Holbein. Nous en reproduisons un fragment plus bas (page, 538), celui qui est relatif au médecin (Fig-, 341;.

Trente ans avant Holbein, en 1492, Vérard avait publié une danse des morts

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