FIG. 331. - LE MÉDECIN
(Danse macabre de Cousteau, publié par Antoine Vérard en 1492.)
certainement moins connue aujourd’hui1 mais non moins curieuse. Elle offre ceci de particulier qu’avec les différents tableaux qui composent la danse des morts proprement dite et parmi lesquels celui du médecin nous intéresse plus spécialement (Fig. 331), l’auteur ajoute la légende si populaire alors des trois morts et des trois vifs. Cette légende est accompagnée de deux miniatures qu’il convient de rapprocher du Triomphe de la Mort du Campo Santo et du dessin de Benozzo Gozzoli. D’un côté (Fig. 332), nous voyons les trois cavaliers
. Je dois à M. Bouchot la connaissance de ces très intéressants documents.
r/ART ET LA MÉDECINE.
arrêtés au cours de leur chasse par le - spectacle terrifiant que nous montre l’autre peinture (Fig-. 333). Trois morts ont quitté leur dernière demeure, ils s’avancent au-devant d’eux par la verte campagne semée de fleurs et leur rappellent par leurs discours les fins dernières de l’homme, pendant qu’un pieux anachorète les voit passer sans terreur et avec la sainte résignation du juste. Les trois cadavres ainsi représentés n’offrent point le même deg'ré de putréfaction. Celui du milieu conserve encore figure humaine, son crâne- est garni de cheveux rares qui se hérissent et tout son corps desséché et parcheminé