FIG. 86. — CIMETIÈRE DE SAINT-MÉDARD
(Gravure de B. Picart, extraite des Cérémonies et coutumes de tous les peuples, etc.)
plus trouvé, en effet, à partir de cette époque, pendant tout le xviii0 siècle, de spécimens d’art représentant les démoniaques. Pourtant, une exception à
confiance au pouvoir du bienheureux intercesseur, souffre humblement des coups de bûche réitérés plusieurs fois par un des plus robustes dévots de l’assemblée pour le soulagement de son mal. La répétition des coups se fait sur le ventre et même sur l’estomac du patient : mais comment cette guérison est-elle possible? dira l’incrédule. D fait remarquer une autre opération qui n’est pas moins exposée à cette incrédulité. C’est un patient étendu comme jtous les autres sur lequel un homme vigoureux marche d’un pas ferme jusqu’à ce qu’il soit parvenu à la poitrine. Alors d’autres personnes le soutiennent afin qu’il pèse mieux sur la poitrine du malade ; quelquefois aussi il fait l’opération sur la tête du patient convulsionnaire. En attendant le succès des guérisons miraculeuses l’assemblée marquée par la lettre E entre lesquelles on en voit que l’on reconnaîtra si l’on veut, fait ses dévotions à la manière que j’ai dit- »
signaler, à l’étranger, est le tableau de Goya, qui est une des rares représentations de ce genre qu’ait laissées l’école espagnole.
Nous retrouvons, au xixe siècle1, plusieurs peintures de démoniaques, et nous pourrions en citer un certain nombre parmi les œuvres contemporaines. Maislexix0 siècle a rompu la tradition, et ces produits de l’art moderne n’ont plus rien à nous apprendre au point de vue spécial qui a été, dans cette compilation, notre principal objectif.