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Nouvelle Iconographie de la Salpétrière , 1896, p

L’antiquité avait l’habitude de ridiculiser les esclaves, ce sont eux qui composent la foule des g’rotesques. L’artiste s’est souvent contenté de copier leurs traits servilement et a produit ainsi de véritables types ethniques.

A. de Long'perrier retrouve, dans un buste en bronze du musée du Louvre, le type de la race rouge du nouveau monde. « On a peut-être là, dit-il, l’image de quelque Guanche ou de quelque Caraïbe des îles de l’océan Atlantique 1 . »

Mais le type le plus fréquemment reproduit est celui de l'Ethiopien. Les terres cuites de Grèce et d’Asie Mineure en offrent de nombreux exemples, d’une vérité si parfaite, qu’il semble qu’on ait sous les;veux le portrait de quelque chef abyssin de nos jours.

C’est ainsi que la nature elle-même a souvent fourni à l’art caricatural ses types les plus achevés. Il conviendrait de citer ici tous les grotesques, depuis le dieu Bes égyptien jusqu’aux fig’urines du g'enre familier, que les anciens ont doté des formes du nain. Mais nous nous réservons d’en parler au chapitre suivant.

Ce serait sortir des limites de la présente étude, que de rappeler ces types de caricature si remarquables dont il existe de nombreux spécimens parmi les figurines que nous a laissées l’art des coroplastes grecs. Ces vieilles femmes grotesques et

1. Notice des bronzes antiques exposés nu musée du Louvre , réimpression,

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