‹ L'art et la médecineChapitre 67 sur 191 · FIG. 11C. — LE DIEU UES, OURBURE RACHITIQUE DES MEMBRES INFÉRIEURS · texte numérisé non relu

FIG. 11C. — LE DIEU UES, OURBURE RACHITIQUE DES MEMBRES INFÉRIEURS

I ris'un

LES NAINS, LES BOUFFONS, LES IDIOTS

accorder que, dans certaines représentations de Phtah, la première enfance ait été prise pour modèle.

L’art grec, ainsi qu’on pouvait s’v attendre, ne nous a donné qu’une mince contribution à notre chapitre de la difformité dans l’art.

Le peuple qui précipitait du sommet du Tavgète les enfants débiles et mal venus, qui faisait de la perfection physique l’idéal auquel devaient tendre tous les efforts de l’éducation, le peuple enfin qui élevait des autels à la beauté des formes du corps humai'n pouvait-il se complaire dans la peinture de la difformité physique et delà maladie?

Nous ne parlerons pas ici de certaines irrégularités qui se remarquent dans des œuvres fort belles d’ailleurs, mais dans lesquelles l’artiste attaché à un modèle n’a pas craint de marquer d’un coup de ciseau consciencieux les imperfections échappées à la nature. Tel, par exemple, le gros orteil gauche du gladiateur combattant sur lequel M. Ravaisson-Mollien a attiré notre attention. Telles aussi les oreilles déformées, tuméfiées, plaquées contre le crâne de quelques tètes de pugilistes.

Mais il est une œuvre importante qui fait exception, consacrée tout entière à la représentation d’une « belle difformité », si l’on veut nous passer cette expression. L’intérêt

qui s’y rattache nous fera pardonner la préci-

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