‹ L'art et la médecineChapitre 68 sur 191 · DIEU BES MONTÉ SUR LES : LA DÉESSE SA MÈHE · texte numérisé non relu

DIEU BES MONTÉ SUR LES : LA DÉESSE SA MÈHE

sion des détails dans lesquels nous allons (Bronze, musée du Louvre.)

entrer.

On sait qu’il a existé à Athènes des portraits cl’Ésope, célèbres par une représentation habile de la difformité. L’un d’eux était de la main de Lvsippe, et Pline le vante pour la fidélité du détail. Il n’est pas impossible

qu’une des nombreuses reproductions qui ont dû être faites du portrait

d’Ésope par le grand artiste soit venue jusqu’à nous. Il existe, à la villa

Albani, un buste qui pourrait bien être l’une de ces répliques, ainsi que le pense Visconti (Fig. 120).

Ce marbre connu sous le nom d’Ésope nous offre un remarquable exemple d’une difformité considérable du torse, reproduite avec une remarquable habileté. Ce buste a déjà fait l’objet d’un travail critique, publié par Charcot et Dechambre '.

Nous reproduirons ici les principaux passag’es de ce mémoire, qui est un modèle d’érudition et de judicieuse critique et qui marque une date dans l’histoire de l’appréciation scientifique des œuvres d’art.

« Il s’agit d’une courbure de la colonne vertébrale connue sous le nom de cyphose. La colonne vertébrale dans toute sa portion dorso-lombaire décrit une courbe d’un grand rayon, à convexité postérieure. Si l’on regarde le buste de dos, on s’aperçoit que cette excurvation n’est pas directe dans toute

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