‹ L'art et la médecineChapitre 73 sur 191 · FIG. 123. — PYGMÉE · texte numérisé non relu

FIG. 123. — PYGMÉE

(Bronze antique, musée du Louvre.)

variée. Par exemple, le nain hercule de la figure 123 s’éloigne beaucoup du petit avorton informe que nous montre la figure 124. Quant au pygmée de la figure 125, il est remarquable par l’expression si curieuse de la physionomie, la longueur du torse, la brièveté des membres qui le rapproche des nains achondroplasiques. Ils sont représentés dans des attitudes variées, l’un dans une pose guerrière, un autre portant sous son bras g'auche une grue dont il serre le bec de la main droite, un troisième dansant et couronné de feuillages, etc...

La collection Tbiers renferme trois pygmées, l’un-t se rapproche beaucoup des précédents : grosse tête, .jambes torses et rabougries; il est représenté dansant (Fig'. 126). Les deux autres petites. statuettes en bronze2, également désignées comme pygmées,, en diffèrent au point de mériter une description spéciale. Nous y remarquons les déformations rachitiques les plus intéressantes de la tête et du tronc ; les membres, au lieu d’être courts et déformés, sont longs, grêles, fort émaciés, mais sans incurvation des os bien appréciable. La disproportion qui existe entre les membres et le tronc est donc ici en sens inverse. Chez les • premiers, tors»' long’, membres courts et difformes ; chez les derniers, torse difforme et ramassé sur lui-même, membres longs et sans notable déformation. Là, le rachitisme est surtout évident aux membres inférieurs, ici il -se . montre presque exclusivement à la tète et au tronc.

En effet, le crâne est déformé, allongé, dénudé; les oreilles sont grandes et saillantes ; la face, imberbe, osseuse, amaigrie, sillonnée de rides, présente l’aspect bien saisissant du faciès rachitique (Fig. 127 et 128). Le tronc est celui des bossus, il n’est pas sans présenter de grandes analogies avec le « buste d’Ésope » étudié plus haut. La colonne

Page 1