FIG. 160. — LE GÉANT RÉVEILLÉ ET LES NAINS, PAU LUCAS CRANACII
(Musée royal de près de.)
venons de citer, elles sont presque toutes des portraits de nains ou de bouffons célèbres. Dans ces circonstances, l’artiste n’avait pas à se mettre en frais d imagination. Son oeuvre vaut par la sincérité de la copie et les qualités d exécution. Or les maîtres dont nous allons examiner les œuvres sont des premiers parmi les portraitistes de leur temps.
Mais auparavant je voudrais dire quelques mots de deux tableaux de Lucas Cranach (1515-1586) du musée de Dresde qui représentent un géant entouré d une véritable nuée de petits nains. Ces deux tableaux qui font pendant sont très vraisemblablement l’illustration de quelque vieille légende allemande.
Cette troupe d’avortons furieux porte les costumes les plus variés des hommes d’armes du xvi° siècle. Elle est armée de lances, de hallebardes de toutes formes, d’épées à deux mains, d’arcs, de haches, de mousquets, etc...
Les piques se cassent, les épées s’émoussent contre la chair du géant, une
Dans le premier tableau (Fig. 159), le géant de la forêt, qui s’est endormi, appuyé sur une montagne, un tronc d’arbre à la main, est attaqué, pendant son sommeil, par une légion de nains armés de pied en cap et qui se livrent sur sa personne à une attaque en règle, sans parvenir à troubler son repos.
Harisftâengl, phot.
fig. ICI. — le comte tiiomàs àkündel et sa femme, pak muuens. , - (Pinacothèque de • Munidli.) i '