‹ L'art et la vie de StendhalChapitre 13 sur 16 · X.XIV · texte numérisé non relu

X.XIV

Stendhal procède à la fai.ot) de son maître Cabanis. 11 traite de l’amour commme un physiologiste étudiant une maladie. Il y a quatre amours, dit-il ; 1“ l’amourpassion , celui d’Héloïse pour Ahcilard;2" l’amourgoût, celui qui régnait à Paris vers 1760, et que l’on trouve dans les mémoires et romans de cette époque ,

l’art KT I,A vie de STENDHAL, dans Crébilloti, Lauzuii, Duclos, Marmontel, Chatnfort, Madame d’Épinay, etc., rien n’y étant passion et imprévu, il a souvent plus de délicatesse que l’amour véritable, car il a toujours beaucoup d’esprit; 3" l’amour physique. Tout le monde connaît l’amour fondé sur ce genre de plaisir. Par e.'cemple, à la chasse, trouver une belle et fraîche paysanne qui fuit dans le bois ; quelque sec et malheureux que soit le caractère, on commence par là à seize ans; 4" l’amour de vanité. — L’immense inajoritc des hommes, surtout en France, désire et a une femme à la mode, comme on a un joli cheval, comme chose néce.ssaire au luxe d’un jeune homme. La vanité plus ou moins llattée, plus ou moins piquée, fait naître des transports... « Une duchesse n’a jamais que trente ans pour un bourgeois, » di.sait la duches.se de Chaulnes.

l’uis vient au chapitre II, intitulé f)e la naissance de l’amour, la description aussi exacte que piquante des symptômes successifs et des phases de l’amour.

Stendhal distingue sept époques et énumère ainsi ce qui se passe dans l’âme :

I» L’admiration ;

2“ On se dit : a quel plaisir de lui donner des baisers, d'en recevoir! etc. »

3'’ L’espérance. On étudie les perfections ; c’est à ce moment qu’une femme devrait se rendre, pour le plus grand plaisir physique possible. Même chez les femmes les plus réservées, les yeux rougissent au

Digitizf J by Googl

Page 1