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Iano-;ige de l'iirt nct:inl le icsullat d'aucune préoccupation expressive, mais uniquement la conihinaison d'un certain nombre d'attitudes et de gestes, comme dans les tableaux vivants et dans les corps de ballet
Il s'était forme, en ellet. un vocabulaire élroitde gestes et d'attitudes qui avait cours dans les ateliers, que les académies comprenaient dans leurs programmes et même que patronnaient les Musées. L'acte le plus simple et le plus grave n'était plus accompli par la plus sérieuse des figures sans que celle ci n'esquissât aussitôt un pas de danse. Tout cela semblait règle par
(|ue l'homme de VA,i;,' J\iinu;i ne hanchail pas comme a IHcole et que saint Jean marchait en appuyant lortement sur le sol de ses deux pieds : ce qui ne s'était pas encore vu en sculpture. C'était contraire à la « théorie » qui, à l'atelier comme à la caserne, veut que le poids du corps poile toujours sur une jambe ou sur une autre.
Mais ce lut l'ilaboration des ligures de la Forte </(' l'F.iifer qui tut pour Rodin l'occasion de constater la pauvreté et la nu'diocrité des inspirations coutumièies.
l.'observ.ilion alleiilive de la natuie. dans l'inlinie variété des mouvements de l.i vie. lui a\'.iit re-
chorégraphe en chef de l'Opéra. Peste du sens vêle la richesse inépuisable de ce fonds. Cette étude de la mécanique, peste du sens de la statique et passionnée l'avait amené, à l'origine, vers les primitifs de Flandre, de Bourgogne ou
aussi du sentiment des conditions de la matière, car toute cette agitation conduisait à une débauche de s.iillies. de piotubérances, d'évidements et de cieux, incompatibles avec les caractères essentiels du marbre: ce mouvement de décadence, accélère au contact des arts voisins, réclamait presque un mouvement de réaction. Ce mouvement, tente par quelques côtés déjà, c'est Rodin (.|ui la accompli, inconsciemment peut-être au début, puis consciemment à mesure que les jalousies et que les haines lui faisaient percevoir combien sa conception de la statuaire était différente des fausses traditions établies. Car cette œuvre de révolutionnaire avait pour but. comme c'est presque toujours le cas, non de bouleverser en rien les conditions de la statuaire, mais tout au contraire de la ramenei' aux saines, aux vraies, aux éternelles traditions.
Ses premiers ouvrages marquaient déjà résolument cette tendance. On se sou vient avec quel étonnement et que ils furent accueillis. L'Àiie d'airain tut accusé d'être un moulage sur nature:
Rodin dut être défendu par quelques-uns de ses plus célèbres confrères et le Saint Jean-Baptiste depassa volontairement la mesure des proportions humaines, poui' échapper à cette accusation. C'est
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d'Italie — puisqLion appelle primitifs tnus ceux qui n'ont pas ete gales par les ihetoiiques et les virtuosités.
our traduire le cycle grandiose et tiagique des passions humaines, il fallait, comme Dante, penetier jusqu'.iu cœur de la vie. dans les frissons, les angoisses et les épouvantes de I chair, dans ses ardeurs et dans ses étreintes. De Dante a Michel-Ange il n'v avait qu'un pas. Rodin l'eut bientôt fianchi. C'est alors qu'il comprit le secret de la puissance du grand Florentin et qu'à l'observation de la natrue. il se soimiit avec une obéissance étroite aux lois de la matière.
Il évite alors les saillies exagérées, les évidements, les artiices de couleur brutale obtenus en trouant le marbre.
Toutes les figures, désormais, forment bloc ; elles sont bien lilles du marbre ou de l.i pierre, comme en témoignent es hauts-reliefs de la villa d'Evian. où les corps sont si délicatement modelés dans une pénombre douce, sans brusquerie et sans violence, que le nom de Corrège est venu spontanément à la pensée de tous. Ces jeux nuancés de la lumière sur les surfaces du marbre, qui les comprit plus admirablement que la Grèce antique r Les figures du lYonton du