‹ L'Art et les artistes (volume 2)Chapitre 26 sur 125 · I. KGI.ISF · texte numérisé non relu

I. KGI.ISF

[D'jprh iiih- pciiiliirc eh- PicaHa.)

tout au moins rivales, admises tour à tour à se manifester dans le même Palais, jouissant des mêmes sympathies et des mêmes faveurs officielles, à la plus grande satisfaction des artistes, et pour le plus i^rand bonhein' d un public attentif et charmé...

Ces derniers mots n'étaient sans doute qu'une boutade ironique : le public qui se presse aux vernissages ne serait pas très assidu au Salon permanent ; car son cittentioii ne se porte guère vers les œuvres d'art et s'il est quelquefois t"/bi7r///^', ce n'est le plus souvent que par les jolies visiteuses. Et pourtant l'idée, en soi, ne semble pas déraisonnable Pour la défendre, il suffit de constater que le Salon permanent existe déjà, en fait, disséminé en dix ou douze petites expositions, plus ou moins intéressantes.

Le mois le plus court de l'année en a vu s'ouvrir une viiiirtaini' : \:\ plupart étaient dignes d'attirer et de retenir l'attention ; mais allez donc demander à l'amateur le plusfeivent d'en visiter la moitié ou seulement le tiei's ! Le critique d'art est seul à les parcourir toutes, et ce n'est pas une sinécure: ce n'est pas non plus toujouis une mission fort lécreativeciue d'avoir à rendie compte de toutes ces expositions qui. bien souvent, se suivent en se ressemblant singulièrement.

Voici pourtant dans les mêmes parages et parfois dans les mêmes salles des petites expositions

assez différentes de celles de février. Après la première des Inttinisteioii s'étaient groupés quelques excellents peintres d'intérieurs, la galerie Graves nous offre un ensemble très attachant des œuvres de Rupert Bunny, un des meilleurs représentants de la jeune école anglaise, dont le talent solide et bien personnel attire et retient l'attention. Ses paysages sont calmes et reposants, peints largement, mais avec des couleurs atténuées et dans une t(jnalité tout à fait particulière. Qiielques beaux portraits: la Fi'iiiinc à la cravate jaiiiie. ï H finit', la Ft'iiiim' a l't'cbarpe bleue : cette dei'nièi'e a l'attitude et pi'esque le prolil gi'ave des Romaines classiques avec je ne s;iis quoi d':inghiis dans l'expression.

Dans la même galerie, un autre excellent artiste de la jeune école anglaise, Albert Belleroche, expose une vingtaine de lithographies, études de femmes, pour la plupart, d'une rare puissance émotive et d'une très grande originalité.

C'est une excellente idée de présenter ainsi côte à côte deux artistes du même pays dont les œuvres voisinent déjà très heureusement au Luxembourg.

D'autres petits Salons intéressants sont encore ouverts. Dans la galerie Barbazanges, Mlle Yvonne Serruvs nous avait présenté le mois dernier des jardins muets et de mélancoliques paysages où se mouraient des fleurs que la très délicate artiste avait peintes pour les consoler. Tout près de là, dans la galerie Haussmann. triomphèrent les œuvres de l'excellent coloriste Picahi.-x : des marines et des paysages, ensoleillés, noyés dans la lumière. Les toiles de Lkon Detrov exposées dans la galerie Belin, avec plus de variété encore nous laissent une impression analogue :

Paysages de Bruges, de Venise, de

MARINK [lï.iprii iiiu' piiiUnri- cL- Pi,\il'ij.)

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