‹ L'Art et les artistes (volume 2)Chapitre 30 sur 125 · GERVEX · texte numérisé non relu

GERVEX

Etude de plafond.

CARO-DELVAILLE

Portrait de scène.

AIRLRTIX

iHi, i.iin.i-: \VHiii-; dancimi giiu.

iL-cs de r()Ut;c, licroïncs inqLiicuinlcs i.\u .Ilmii Lorrain, habille d'une l'dbe idse de hllelle la taille mince de .Mlle Pi>laiie; lîuldini, au pinceau prestii^ieiu, rep^e'^eme le leL;endaire W'ilK, et re\el de niiirs exlianidinaiiement inuriiit|ués la hidiideui' de Mme \'. H.; Weeriz ajoute à sa colleclion de célébrités Paul Doumer, en complet blanc de colonial, et Liard, le lecteur de l'Lniversité de France; Carolus DiM'an tait le conservateiu' dti Luxembouri;, M. Benédite, comme il a fait le critique du /•ViTiiro, .\rsène .Alexandre; Dubule prend comme modèles sa femme et sa tille; Laver\-,avec missWelsh et le comte de Donoughmore, est moins heureux que l'an dernier, abuse d'une sombi-eiii' monotone qui gagnerait à avoir les rehauts solides, des Cabi-icllc et Jeanne de Maurer; Lucien Simon a groupé, dans une Soirée ii'nteliei\di.-^ amis, h OUI m es et femmes, qui sont comme lies acleiMs, éclaii'és par une rampe iinisible; citons encore le scidpleiu' l-'ix Masseau, pai' \rmand He l'Ion, dont les ligurines nues sont de douces imimités ; Mlle (^.-L).

par Robein P)esnaid. qui portera dignement un nom célèbre; Roger lioutel de Mon\el, par \',e\nard l'>outet de Mon\el. découpure énergique sur le ciel; la duchesse de M..., par Dagnan- Bouveret, le Masseiiel des Bretonnes a la lontaine; M. et Mme Clément Carrier-Belleuse, par Hawkins; puis les poitiaits exécutés d'une palette claire par Mlle Olga de Bo/nauska ; ceux du docteur Maurice de l-'leLir\ et de Mme Rnsa l'>rLick, par Lierre liiacquemond; celui de (ier\ex, par kii-meme; celui de .lean et l'ieire, [Vir Leopold Ste\ens; ceux de Ausien Bidwn, qu'il intitule anoin niemeiit Mère et l'ille, et /(■ Mantea:! eliiiinls: le portrait de teinme. de W . (ilehn qui a pi'esque les séductions d'une loile d'i'^xa ("lon/ales, etc., etc.

.Apres tant de \ isages, on eprou\e le besoin de respirer un peu l'air pur de la campagne, bien qu'en celle b'rance qui s'honore de la spleiulide école de (lorot, l^ousseati, Daubignv, les paysagistes de \aleur ne soient pas nombreux Claude

P.RACQUEMON'l) Pikriu:) 5?

raiMMi; ai rr uhoqi i i

Monci n'expose pas aux Salons' : il v a les décoiipaj;es d'arhres de Baudouin en fresques sur tibro-cimeni. les vues de province de Braquaval. la rentrée des herliafjes de .lean-Louis Brown. un beau coin de nature lixé par \'uilieri. l'Hure de Clary, les falaises de Maurice Courant, les bords de Seine de Damoye. la grande roule et le tournant de rivière de Dauche/. les notations blondes de Delance, les orieiiialisnies de Dinei, la Normandie de Dumoulin, la Méditerranée de Maurice Eliot, le sous-bois de Fourié. la Tamise à Londres de Gillot, les terrasses de Girardot, les Lucien Griveau. tour à tour simili- Corot et Lépine, les troupeaux de Guignai d. le jardin du Luxembourg de Henry-Laurent, la trop luisante Venise de Iwill, les marines tragiques de Pierre Boyer. le bateau vert de Karbt>\vskv, qui a aussi de lines natui'es mortes. T.\rtois, à la Ca/.in, de l.aienav. les maiines de Le Gout-Gérard, les brelnnnerics de Le Pan de Lignv. les pénombres adorables de Le Sidaner, les montagnes impressionnantes de René Ménard. les brouillards de mer de Mesdag, l'église de campagne et la lecture de Moreau-Nélaton, lesfuriifs de Prunier, les tins et clairs paysages de de la Perche, le Loenvand de Reitrac. TAjaccio deLéon Sonnier, les Reflets Provence , de Vi\ès-Apy, la Flandre de Waidmann , les béguinages de Willaert. l'ne salle entière a été réservée à Ca/.in, à qui nous consacrerons une étude spéciale.

MOHKAU-XELATON

Li; I.F.VF.R

R()b|':rt iîi;s\\Ri)

\ I \ssi M lin:

Sans souci des classifications, d.' I'; r.'angcnunt des salles, de la mode, dus complaisances, fcLiilletons une dernière fois le Catalogue pour pi'éciser nos souvenirs et ne rien omettre de ce qui doit être signalé : le Marché aux coqs d'Anglada, pas assez lisible d'abord, est par la couleur une fête d-'s veux, un régal de tons magiquement assemblés; la Femme au perroquet de Bottini, d'un hiératisme étrange; une Lof^e a la course de taureaux de Canals : des Espagnoles pas assez jolies pour des visiteurs habitués aux œillades incendiaires des filles fardées de Zuloaga; les Muletiers de Tolède de Deletang, aux t\ pes très caractéristiques; les Trois Femmes riant de Castelucho; les (^alhedrales de .S'c'i,'()i'/t' de Cottet, déjà vujs aux Orientalistes, répétitions d'un même motif; les intérieurs très doux de Mlle G. Druon; les études de feiniiie de FriescUe; les rires à la Franz Hais de Garrido; les Femmes au bord de l'Oise de (îiran-Mase; les tètes d'enfants de Guiguet; les Heurs carriéristes de l^isbelh; le petit salon bleu et or, à Versailles, de Maurice Lobre; les \ isages maladifs et obsédants d'iùigène l.iuip; /.; /ii\jl\inc<iniic de Melchers, qui est sans nul doute une des meilleures œuvres de l'Exposition actuelle; les Milcendeau, qui apporte une énergie louable dans ses Courbet bleutés; la plage de Morisset; et de Morricc des toiles qui font songer à Manet : la Course de taureaux à A'Iarscillc. sous l'ombrage des arbres tachetés de teuilles. le ('irquc. dans une tonalité éteinte

pleine d'harmimic, l' /-'i^lisc S. Picini di C.astcllu à Venise...: les intérieurs suisses de Mlle N'uurse. la Fof^c d"()siei"lind, la Soiii^cusc dans les i;ris de Rosen . la Femme au lit de Mlle Sands. les laçons Holbein de \'an Hii\e

La satire caiieaiurale . qui devrait se suffire avec le cravon. est repre-sentée par Jean V'eher, ("luillaume. Beraud, Hochard.

Des noms ont ete oiiiis à dessein : le silence est une opinion. M\iru:i: Cjiilmmoi.

P. -S. — L'Etat a déjà l'ait son choiN, nu tout au moins une partie de ses acquisitions, devançant — selon son droit la \isile des acquéreurs amateurs, .ladis cela n'a\ait pas. au puint de vue de ces collectionneurs, une i;rande importance : les toiles intéressantes, les œuvres vraiment curieuses étaient siirement à l'abri des achats officiels; maintenant il n'en est plus de même et

la plu|Virt des (eu\ res vraiment belles sunt \ite découvertes, dans l'ensemble, par l'ieil clair- Mivant de la Conimissioii d'achat.

Il la faut donc louer d'abord paice i|ue nos musées s'v enrichissent, parce v]ue les vrais maîtres sont justement encourat'és, puis aussi parce que c'est faire preuve de clairvovance et de sûreté de coup d'ieil que de découvrir dans une telle quantité les objets dignes d'intéi'et, La Société Nationale a eu sa bonne, sa juste part: l'iùat, en eli'et, a acquis :

PriNii ri: : Le Défile, par .1. liératid: I.iiiiïères iiuéiieur , par l)elachau\; le Malin, par Dinel: /)e,v Monnaie.^ du Pape, pai- Duninnt; l:'lude pnur le plafond de la Mairie du AV.V, par (ier\ex: }-'aieiiees el eilraiis, par Kaibdwski; .S'o/r de guerre, par P. Lai;ai"de: Temp.'i ealiue. par Ménard ; Lever de lune sur le villai;e. par Meslé: Au Bord de 'a mer .Sainl-Malu . par .Morrice.

FRIAXT

l'KE.MlERES liTUDES

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